XII PRÉFACE
dont je m'occupais. J'allai dans cette intentioi à la Bibliothèque de l' Arsenal pour examine) les huit précieux volumes manuscrits retrouvés par M. Varin.
Malheureusement, soit que M. Varin ai classé à part le Journal dont je viens de parler dans l'intention de le publier, soit que les hui volumes reconnus par lui aient été déposé: par erreur ailleurs qu'à la place qui leur avai été assignée, toutes les recherches faites sui ma demande pour les retrouver ont été infrue tueuses. M. Varin seul aurait pu fournir quel ques renseignements à ce sujet; mais il es mort en 4849, enlevé subitement aux Lettre: par le choléra. Il est donc à craindre que nou: soyons pour longtemps privés de cet ouvrage qu'une circonstance fortuite fera peut-être découvrir une seconde fois sur quelque rayor poudreux de la Bibliothèque à laquelle il appartient.
Mais il faut dire que M. Varin a eu h grand tort de ne pas cataloguer et classer ré gulièrement un ouvrage manuscrit et probable ment autographe, si précieux à tant de titres*
4 Parmi les conservateurs de la bibliothèque de l'Arsena qui ont bien voulu rechercher le Journal de d'Andillv, j< dois surtout témoigner ma reconnaissance à M. Ravaisson
PRÉFACE. XIU
A défaut des huit volumes in-4 de d'Andilly, malheureusement égarés, force m'est donc de revenir au manuscrit qui m'avait d'abord occupé; et je dois rendre grâce à la prévoyance de Conrart, qui me permet de publier dès aujourd'hui la première partie du Journal d'Arnauld d'Andilly. On remarquera même que tandis que dans les huit volumes retrouvés par H. Varin le récit ne commence qu'au 4er février \ G4 5, dans le manuscrit de Conrart il remonte au \QT janvier 4614. 11 est vrai que cette première année \ est beaucoup plus sommaire que les suivantes et qu'elle a même des lacunes de plusieurs mois.
Ainsi que le fait remarquer M. Varin dans le passage cité plus haut, il y a une grande différence entre les Mémoires d'Arnauld d'Andilly et son Journal. Les Mémoires publiés pour la première fois en \ 754 par l'abbé Goujet avaient été commencés par d'Andilly à Port-Royal, sur les instances de son fils de prédilection, et il les avait terminés en sa retraite de Pomponne en \ 667, longtemps après les événements, longtemps surtout après ceux qui font l'objet de la première partie du Journal dont nous nous
qui a en vain explore toutes 1rs parties du uYpôt cooswWrnhle confié à ses soins.