DE GUISE
de Rheims. a P„p|PfJs M. du Maine, de Joimviixe. num fruit cktaMIu.
de Sully. © Canceuhr.
Comte me Saint Paul, i iraid-naiitr*.
El
Barreau. \
M. du Perron.
M. DE Soi; r dis.
M. DE I.AROCHEEOU- CAULT.
M. l'arrhev. de Lyon, pour le Clergé.
M. de PoTfT-ST-PiERRE,p»l« Noblesse ©
M. Myros, pour le Tiers- Estât.
Il se veid que les evesques et gentilshommes des-
» Pour la déclaration de sa majorité. Il venait d'accomplir sa treizième année. (Voy. le compte rendu de cette solennité, Merc. fr., t. m, p. 583.)
1 C'est le 27 et non le 25 qu'eut lieu l'ouverture des fitats. — Il y a quelques omissions dans le tableau d'Arnauld d'Andilly, notamment celle des maréchaux de France. {Voy. pour les détails de cette solennité le Merc. /r., t. m, 2« paru, p. 1 et suiv.)
d'ARNAULD DTAND1LLY. * 11
putez se sont assis en des bancs devant les conseillers d'Estat, ce qui ne s'estoit jamais pratiqué, attendu qu'ils sont là en qualité de supplians. Mais un peu devant que le Roy vint, M. le cardinal de Sourdis1, M. d'Angers et M. Davya (qui alla parler à M. le cardinal du Perron3) firent une rumeur pour cela, et M. le Chancelier, se fondant sur ce qu'il se pouvoit faire qu'ils fesoyent cela à dessein pour rompre l'assemblée, leur accorda de s'y mettre sans tirer à conséquence; ce que M. de Villeroy4 dit depuis n'estre raisonnable et ne s'estre jamais pratiqué. Il y fut apporté remède à la conclusion des Estats.
Duel de deux soldats des Gardes. Celuy qui avoit Novembre, tué, nommé , pris par le bailly de Saint-Germain et mis en prison.
M. d'Espernon, prétendant avoir commandement du Roy et de la Reyne, sur ce qu'il leur avoit représenté, marche à la teste d'une compagnie de Gardes en armes (il en avoit une qui tenoit le Pont-Neuf) , va à la prison, demande le prisonnier. Sur ce que l'on diffère, enfonce une porte et puis se le fait rendre.
1 François d'Escoubleau, cardinal do Sourdis, archevêque de Bordeaux en 1599, mort en 1628.
* Jean Davy du Perron, seigneur de la Guette, conseiller au conseil privé du Roi, archevêque de Sens, frère du célèbre cardinal.
» Jacques Davy du Perron, cardinal et grand aumônier de France, né en 1550, mort eu 1618.
1 Nicolas de Neufville, seigneur de Villeroy, né en 1542, secrétaire d'Etat sous Charles IX, Henri III, Henri IV et Louis XIII, mort en 1617. [ioy. l'opinion de Kichelieu sur ce personnage, Pelitot, 2" série, t. xxi bis, p. 486.)
12 * JODRNAL INÉDIT
Novembre m*. Le Parlement prend connoissance de l'affaire.
Lorsque le Parlement vouloit délibérer sur cette affaire, M. d'Espernon, avec 180 gentilshommes, va au Palais (a voit soldats qui gardoyent les portes), s'arreste à la boutique de la gantière ; ses gens commettent infinies insolences.
2/u Jour qu'on devoit ouvrir le Parlement et les chambres (M. du Mesnil1, et M. Perrot avoyent auparavant esté desputez vers Monsieur le premier Président, pour luy dire que Messieurs des Enquestes désiroyent se trouver en cette occasion, et que c' estoit chose que Ton ne leur pouvoit refuser). Monsieur le Prince et M. de Sully2 s'y trouvèrent sur le sujet de l'ouverture.
M. de Praslin 3 vient avec des lettres de cachet et de créance portant que le Roy mandoit à Messieurs du Parlement différer deux jours de travailler en cette affaire. On opine. Trois sortes d'avis. M. le Prince, M. Gilot, M. de Grenoble et M. Maréchal opinèrent fermement. Passé que l'on super-
* Président des enquêtes.
2 Maximilien de Béthune, duc de Sully, né en 1560, pair de France, surintendaut des finances en 1597, grand maître de l'artillerie, gouverneur du Poitou, maréchal de France en 1634, mort en 1641. Éloigné du gouvernement à la mort de son ami Henri IV, le grand duc de Sully siégeoit comme pair.
i Charles de Choiseul, marquis de Praslin, chevalier des Ordres, conseiller d'État, lieutenant général au gouvernement de Champagne, maréchal de France en 1619, gouverneur de Saintonge, commanda aux sièges de Saint-Jean-d'Angély , de Montauban, de Montpellier en 1622, mort en 1626. Il s'était trouvé à cinquante-trois sièges, quarante-sept combats ou batailles, et avait reçu vingt-deux blessures. (Voy. P. Anselme, t. vu, p. 440.)
d'arnauld d'andilly. 13
sederoit les deux jours que le Roy vouloit, et que ce- Novembre mm. pendant, on n'ouvriroit point le Parlement M. le Prince dit à M. le premier Président (qui disoit qu'il n'y avoit point d'apparence de faire cesser la justice) , qu'il estoit question de compter les voix (qui passoyent de plus de soixante) et non de discourir.