Le Roy va à St-Germain
19. Durand et François de Sity rouez, et leurs discours brûlez ; et André de Sity pendu 2.
23. M. Ribier prend Séance de Conseiller d' Estât au Parlement, où ses lettres avoyent esté vérifiées tout d'une voix, à deux près ; et sortit immédiate-
Vcrceil dans le mois d'avril. (Pontchartrain, p. 262); Voy. aussi Merc. /r., p. 40.
• Voy. Merc. fr., p. 25, des détails intéressants sur cet accident.
2 Durand et François de Sity étaient accusés d'avoir publié des libelles contre M. de Luynes et la Cour. Le crime d'André de Sity, frère de François, était d'avoir copié uu de ces écrits. — François de Sity, Florentin, avait été secrétaire de l'archevêque de Tours, frère de la maréchale d'Ancre. (Voy. Richelieu, p. 304.)— « En ce mesme temps on flst mourir un nommé Durand, qui faisoit tous les ballets du Roy, et deux Italiens qui avoient esté domestiques du maresch&l d'Ancre, pour quelques escrits faits à ia louange de la Reine-mère, et contre le gouvernement présent.» (Fontenay-Marcuil, p. 418, et la Note de l'fidîteur qui donne quelques détails sur le poète Durand.) Voy. Pontchartrain, p. 264. Il est à remarquer que Pontchartrain passe pour ainsi dire cette affaire sous silence et ne nomme pas les personnes. Le Merc. /t., p. 268, n'en dit aussi qu'un mot. Durand y est ainsi désigné : « Durant, l'un des gentils poètes de son temps, inventif à dresser de* ballets. »
370 JOURNAL INBDIT
juillet 1618. ment après, le Premier ou Deuxième Président, ne s'en estant trouvé ce jour là que deux à l'Audiance. 11 avoit auparavant vendu son office de Conseiller, etavoit esté fait de la Direction, avec... d'appointément.
2/j. Edit fait sur les Estats-Généraux, et l'Assemblée de Rouen, et baillé à Messieurs les Gens du Roy1.
Si. M. de Mayenne fait son entrée à Bordeaux. Il estoit party de Paris, le... 2.
Aoust. Lundy 6. Mort de M. de Boucart. Ses charges
de Cornette de la Compagnie des chevaux-légers du Roy, et de Bailly d'Orléans, données à M. deBrantes.
8. Décret du Grand Conseil contre M. de Persan. En mesme temps, le Roy le mande au Louvre ; luy dit, en présence de MM. les Ministres, qu'il luy pardonneroit , pourveû qu'il luy voulust tout avouer. M. de Persan soutint qu'il estoit innocent, et opiniastra à dire qu'il n' avoit point besoin de pardon. Le soir, le Roy envoya le sieur de la Mont, Exempt des Gardes, le garder chez luy, avec un ou deux de ses Archers8.
1 Voy. la note p. in fine. Voy. aussi Pontchartrain, p. 265.
2 Le duc de Mayenne quitta Soissons et alla à Bordeaux où il arriva non à la fin mais au commencement de juillet, pour assister à l'enrogistrement de ses lettres de provision au Parlement. Cette formalité fut remplie dans l'audience solennelle du 9 juillet. L'avocat général du SauJt prononça à cette occasion, en l'honneur du nouvea u gouverneur, un discours qui est un spécimen des plus curieux de l'éloquence hyperbolique du temps. {Voy. Merc. fr.% p. 2G0 et suiv.)
* Voy. Richelieu, p. 005.
d'aux auld d*a>dilly. 377
10. M. de Persan mené à la Bastille. M. le Ma- tamsium réchal de Vitry tint plusieurs discours contre M. de
Luynes ; va le mesme jour à Coubert, après l'avoir fait dire au Roy. M. de Crequy vint trouver M. de Luynes, de la part de M. de Vitry, pour soutenir qu'il n'a voit rien dit contre luy
11. Le Roy fit faire Commandement à MM. de Ruscellay, de Sardiny, et de Jouy, de se retirer en leurs maisons; ce qu'ils firent. M. de Ruscellay partit le 16, et alla en son Abbaye de Signy en Champagne. Les deux autres allèrent près de Soissons. M. de Jouy, par le moyen de M. de Montbason et de M. de Luynes, refit sa paix et vit le Roy à Soissons.
17. Congé de M. de Montpoûillan 2 résolu pour la deuxième fois, car le Roy le luy avoît déjà donné le 5. Enfin, il partit quelques jours après.
20. M. de Nevers part pour aller en Champagne, établir en possession du Gouvernement, M. le Duc de Rhetelois, son fils, et de là, il est allé en Allemagne.
1 Voy. Fontenay-Mareuil, p. 418 ; Pontchartrain, p. 265 ; Merc. fr.y p. 208.
2 Jean de Caumont, seigneur de Montpoûillan, favori de Louis XIII, fils de Jacques Nonipar de Cauinont, maréchal duc de la Force. « Quel- » que» niécontentenicus qu'il eut à la Cour l'engagèrent dans le parti » huguenot, dont le Maréchal son père éloit le chef en Guyenne. Il fut » blessé à mort à la tête, dans une sortie, en défendaut Tonneins, et ne » fut point marié. » {Voy. P. Anselme, t. iv, p. 472.) Les Mémoires du marquis de Montpoûillan ont été publiés eu 1843 avec ceux du maréchal de la Force son père et du marquis de Castelnau son frère par M. le marquis de la Grange, membre de l'Institut.
A(wst leis. 24. MM. de Bethune et de Modène de retour de Piémont1.