Arrest du Grand Conseil contre MM. de Per
san, de Bournonville, MUe du Tillet, M. Barbin, M. de la Ferté, l'Evesque et le sergent Lisy 3.
1 l'oy. Richelieu, p. 503.
2 On trouve dans le Merc. fr.^ p. 271 et suiv., le bref du pape Paul V pour la célébration de cette fete, le mandement du cardinal de Retz, évêque de Paris, sur le môme sujet, et le récit des réjouis* sances publiques qui se firent à Paris.
J Voy. Richelieu, p. 505 et suiv., de curieux détails sur le procès do Barbin et de ses co-accusés. « Bournonville et Persan sont du » nombre, et au lieu de geôliers qu'ils etoient gardant les autres, ils » deviennent prisonniers eux-mêmes. »> Bournonville commandait à la Bastille et M. de Persan, son frère, était chargé de la garde de M. le Prince. Ils étaient accusés d'avoir conspiré avec Barbin pour rendre le pouvoir à la Reine-môrc. Richelieu flétrit en termes énergiques et éloquents la pression que l'on exerça sur les juges et la bassesse de ceux qui se laissèrent plutôt guider par l'intérêt ou la crainte que par leur conscience. Comme criminels de lèse-majesté, les accusés furent condamnés : Barbin et l'Evesque au bannissement à perpétuité; Bournonville, à avoir la tôte tranchée ; Persan et M,u Du Tillet, à s'éloigner de la Cour et de la Prévôté et vicomté de Paris pendant cinq ans ; la Ferté, au bannissement pendant neuf ans ; et le sergent Lisy, à être pendu. La condamnation obtenue, ils furent tous graciés, hormis Barbin dont le bannissement fut converti en prison perpétuelle ; ce qui, dans l'espèce surtout, était une aggravation de peine. Mais c'était à ce fidèle serviteur de la Reine-mère qu'on en voulait particulièrement. Voy. Ponchartrain, p. 266. Pontchartrain dit à tort qu'aucun des accusés ne fut condamné à mort. Rohan, p. 149 et suiv., donne des détails très-intéressants sur cette affaire, dont il était, suivant son récit, un des principaux meneurs. II avait pour agent la Ferté, qui était un de ses gentilshommes. C'est sans doute par une erreur de copiste qu'on voit figuier dans le récit de Rohan un Certain évèque, tandis qu'il s'agit de l'Evesque, serviteur de Barbin. Voy. aussi sur cette affaire un passage d'une lettre de Mole à Dupuy auquel il annonce ces
d'àrnacld d'à (S dill y. 379
Le mesme jour, le Roy accorde la grâce de M. de Aoust Bournonville à ses parens.
Le lundy 3 septembre , Remonstances du Parlement contre l'abolition ; et depuis, commutation de peine, en bannissement perpétuel, et amendes.
31. Marsillac et Le Sec jugez. Sortent de la Bastille le lendemain.
Mécredy 5. Mort de M. le Cardinal du Perron «. sep,embre' M. le Cardinal de la Rochefoucaud fait Grand Àumosnier.
Madame la Princesse accouche de deux garçons morts. Le Roy en témoigna très grand déplaisir. Plusieurs personnes eurent permission de l'aller voir2.
Ambassade du Marquis de Cœuvres à Rome, entièrement rompue. M. de Pisieux luy dit, de la part du Roy, qu'il n'iroit point. Depuis, cela fut refait. On dit que M. le Commandeur de Sillery y prétendoit, et qu'il avoit fait offrir de l'argent pour l'obtenir.
11. Le Roy va à Lesigny ; et de là à Monceaux, le samedy 15 3.
condamnations. L'arrêt du grand conseil étant du 30 août, suivant Arnauld d'Andilly et Richelieu, la date du 2 août de la lettre de Molé ne doit pas être exacte (Mém. de Molé, p. 216 et la note.) Il est à remarquer que le Merc. fr. ne consacre que quelques lignes à cette gravo affaire et la passe, pour ainsi dire, sous silence {Merc. fr., p. 269).
1 Voy. Richelieu, p. 518, l'éloge de cet illustre prélat. Voy. aussi ce que dit de lui, à propos de sa mort, le Merc. fr., p. 269.
2 Voy. Pontchartrain, p. 267.
» Voy. Ponchartrain, p. 267. Pontchartrain ou son éditeur met à tort Lagny au lieu de Lesigny.
septembre ieis. 21. M. le Cardinal de Rets assista au Conseil étroit à Monceaux, en qualité de Ministre.
22. Le Père Àrnoux, de retour de Blois, où il avoit esté envoyé près la Reyne-mère. La lettre que le Roy luy écrivit par luy, portoit ces mots, Madame, je vous envoyé le père Arnoux, mon confesseur, que j'ay choisy le seul propre pour vous assurer de l'amour que j'ay pour vous. 11 vous dira ce qui vous peut nuire, et ce qui me doit servir. Il connoist le fond de mon cœur, et de mon ame. Je vous supplie de le croire comme moy mesme. C'est le seul et dernier remède contre tant de bruits qui courent. Vous devez désirer que désormais on sache que je puis et veux régner seul. Aymez-moy toûjours, je vous en conjure, et vous souvenez que je suis \
25. Le Roy va à Vilers-Costerests ; laisse MM. les Ministres et le Conseil à Meaux. Il mena seulement le Cardinal de Rets 2
Environ 28. Traitté de M. de Luynes avec M. de Vendosme , pour la Fère. On baille à M. de Vendosme Verneùil au Perche, et Vendosme ; à M. de Jumeau, qui estoit dans Vendosme,.... et à M. de Manicamp, qui estoit dans la Fère.