V<rf. de Thou, XIll, p
2. Voy. sur la condaite de Mercœur : de Thou , 1. GXYII et GXX, et Duplessis-Mornay^ éd. 4824, année 4597-8, qui furent tous deux chargés par le Roi de cette négociation ; Grégoire , la ligue en Bretagne, p. 267-354 , et les sources qu'il indique.
3. Le contrat de mariage est à la fin du t. II : l'Anjou et ses nuh-
4 JOURNAL DU RËGNE
sa femme , à laquelle peu après cet accord fait, le Roy fist une rencontre plaisante et fort à propos; qui fust que ladite dame aiant un jour trouvé Sa Majesté qui s'esbattoit à faire les cheyeux à son petit César^ lui demanda en riant s*il estoit bien possible qu'un grand Roy comme lui fust bon barbier. A laquelle Sa Majesté répliqua sur le champ : Pourquoi non^ ma cousine? C'est moi qui fais la barbe à tout le monde. Voies vous point comme je Tay bien faite ces jours passés à Monsieur de Mercœur yostre mari?
Après son accord fait il vint trouver le Roy au Verger, près d'Angers S ou passant au travers des gardes de Sa Majesté pour lui baiser les mains fust crié par eux tout haut : Il a ch.. au lit.
Courust aussi le suivant quatrain à Paris fait sur le Bubject d'uii tableau qu'on disoit avoir esté trouvé en Bretagne, dans lequel estoit représenté le dieu Mercure, qui despouilloit le dieu Mars.
Mercure en ce tableau despouille le dieu Mort; Mais comme tout le monde eet subject au hasard, n est bien pour tout vrai, et non pas en peinture. Que Mars en ce pays a despouille Mercure.
numentê, par Godard-Faultrier, 4840, etB. I., fonds Brienne» 123. César , en vue de ce mariage , obtint le duché de Vendôme. Voy. Tacte de donation passé devant Caillot, notaire à Angers, du 3 aTrîl 1598, B. 1.» fonds Dupuy, 88, f» 336.
4 . L*entrevue^eut lieu le 28 mars, au Briolley, terre dépendante du château du Verger, appartenant au prince de Rohan-Cuéméoée. Voy. Grégoire, p. 357.
AVRIL
Le Mercredi xv** de ce mois mourust en sa maison à Paris Mademoiselle de Trianon^ tante de ma femme^ aagée de 69 à 70 ans^ femme sage et craignant Dieu et grande ausmonnière.
En ce mesme mois moururent à Paris trois Demoiselles à quinze jours Tune près de l'autre^ et toutes trois au mois et quartier de leurs maris ^ qui estoient de la Chancellerie^ sçavoir : madame de Chanteclerc^ femme du maistre des requestes qui tenoit le sceau ; madame Aimeras^ femme de l'audiancier ; et madame Le Comte^ femme du controlleur.
Mourust aussi en ce mois^ la femme de Tadvocat du Roy Senrin.
Monsieur Le Jan^ conseiller en la Cour^ mourust à Paris en ce mesme mois.
On eust nouvelles aussi sur la fin d'icelui^ de la prise de la yille de Javarin ^ par les chrestiens^ le 28* jour du mois de mars dernier^ qui estoit une bonne nouyelle pour la chrestienté.
Ce mois d'avril fust mars de saison et constitution^ connue en cas pareil le mois de mars avoit esté avrils ce qui causa diverses sortes de maladies^ mesmement à Paris.
4. Voy. deThou, t. XIII, p. 294. Il donne la date du 20 mars. — PalmaCayetyC/iron. sept,f collection Michaud etPoujoulat,p. 4 9.
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MAY
JLe Samedi ii« de ce mois^ la paix entre les deux rois fust arrestée et conclue à Verrins^ contre l'opinion et attente de tout le peuple. Laquelle paix Sa Majesté, au milieu de toutes ses prospérités y embrassa fort et ne refusa point pour monstrer qu'il sçavoit commencer et finir la guerre, qui est un traict de Salluste à Csesar : a Cum Yictoriam, » dit-il, a in manibus haberes, non a abnuisti pacem, ut scirent omnes te suscipere bella a et finire. »
Sur les noms des moienneurs de ceste Paix courut l'épigramme suivant, en forme d'allusion, qui fust trouTé bien fait et à propos.
Atptce et hwnancLS venant pia Sydera sortes
Et paribus certant orrUna nominthus, Impiiu Henricum confecit vtUnere démens,
Henrtcwm démens sanat at iste F tus, A Medicis morhum Galli fluxisse ferébant
A Medicis fluxit ntmc medicina malit Belli ardor stolidus pater est, confusio mater,
Atprudens paci Taxis et Ardor adest, Laos Hbi Rex, Cîemens, Medice Ardor et Ordo supeme
Ordine qui pacem reddis, et Igné Foves.
En ce mois il y eust arrest du Conseil sur la modération et reiglement des nouveaux subsides sur les vins et autres marchandises.
En ce mesmc mois fust descouverte à Leyde une
conspiration des jésuites de Douay^ pour faire assassiner le comte Maurice d'un cousteau^ par un nommé Pierre Panne^ qui en fust exécuté à mort K Et fut ce discours imprimé et crié àParis^ ayec le pourtraict du cousteau; auquel les jésuites firent response que j'ai yeue très pertinente^ arguante led. discours de faux^ comme il y a grande apparence , y eu les circonstances et raisons qui y sont déduittes.
Monsieur de Serres % aucteur de V Inventaire de V Histoire de France, docte personnage^ et grand zélateur de la réunion de l'Eglise^ mourust à Orange en ce mois *; le zèle duquel fust mal interprété^ et ses actions calomniées^ comme sont ordinairement celles des gens de bien. Hesmes on fist courir le bruict qu'il estoit mort catholique romain, ce qui estoit feux, comme son tes-