‹ Journal intime de Cuvillier-FleuryChapitre 119 sur 271 · CHAPITRE XVII. — JUIN · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII. — JUIN

t A mardi donc

«Je suis obligé de fermer ce paquet avant l'arrivée du vôtre, si toutefois vous m'en avez envoyé ua C'est aujourd'hui Pentecôte et la poste ferme ses dépêches à une heure. »

a Lundi, 8 juin 1840.

«Mille fois merci de votre bon petit billet du 4. Je me porte mieux à mesure que vous approchez. Je n'ai rien reçu de vous hier, Pentecôte, jour où le Saint-Esprit est descendu sur les apôtres. Le vôtre, qui n'est pas trop saint, a cru devoir faire relâche ce jour-là. Pour la première fois votre bel ange a vu une de ses espérances déçue Elle aura mal entendu la messe et les vêpres; vous êtes responsable devant elle et devant Dieu. Le Journal des Débats, qui est dévot, n'a pas paru aujourd'hui ; je vous envoie en place le Constitutionnel et le Courrier pour vous distraire.

«Que Dieu bénisse et hâte la fin de votre voyage, et ne négligez pas le reste : payez bien vos guides et faites graisser vos roues.

«Tout à vous, mon bien cher.

«Barbier.»

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