CHAPITRE XXIV. — DÉCEMBRE
charmante nature! Quelle tenue royale et digne et gracieuse tout ensemble ! Elle me comble d'obligeances et je veux que les préjugés soient tous en sa faveur à son arrivée. Elle a supporté l'épreuve du danger en princesse, se contentant de réciter de temps en temps des prières pendant la tourmente... mais elle n'a pas sourcillé pendant que nous pâlissions tous. C'est cependant ube faible femme; mais elle a voulu se montrer digne de son chevaleresque époux, conquistador de los mauros, comme l'appelaient les Espagnols, quand ils le voulaient pour roi. »
« Lyon, le mardi 10 décembre 1844, une heure.
cNous sommes arrivés ici hier soir à cinq heures, après un voyage relativement heureux.
t Le prince part demain à dix heures par la route du Bourbonnais, Roanne, Moulins, Nevers, Fontainebleau. Il compte coucher à Montargis jeudi et être à Paris à cinq heures vendredi. La duchesse est étonnante pour la force de santé qu'elle a montrée. Elle n'a pas bronché d'une minute. Elle est plus gracieuse que janjais. De plus jolies femmes réussiraient peut-être moins. Au surplus, tu verras. Paris va la trouver charmante.
«Adieu! chère Henriette. A samedi. Je te quitte avec cette pensée. Quel bonheur de te revoir. 1