‹ Journal intime de la Comédie françaiseChapitre 26 sur 67 · MU" Savary fCélie) et Valérie (la suivante · texte numérisé non relu

MU" Savary fCélie) et Valérie (la suivante

2. Représentée pour la première fois, à la Comédie- Française, le 7 janvier i852.

l52 LA COMÉDIE-FRANÇAISE.

roline Berton n'a pas d'autre intrigue, et le sujet, comme on le voit, n'en est pas compliqué. C'est un peu menu et par trop mince, même pour un simple proverbe. Quelques traits d'esprit, un dialogue habilement soutenu, et le jeu des acteurs * — de ceux qui ont en quelque sorte, en dehors de leurs autres mérites, la spécialité de ce genre mièvre et minaudier — ont fait cependant applaudir ce petit acte. Il est toutefois bien inférieur à une autre comédie du même auteur, les Philosophes de vingt ans^ fort remarquable, celle-là, et la meilleure que M"» Berton ait écrite *. Elle eût mérité, ce nous semble, de préférence à la Diplomatie du ménage^ les honneurs d'une reprise.

I «' Juillet. — Reprise de Une Chaîne^ comédie en cinq actes, de M. Scribe.

Une Chaîne est l'une des plus ingénieuses comédies de Scribe, et l'une de celles où il a su, avec le plus d'art, mêler l'élément comique et l'élément dramatique de façon à ne jamais lasser le spectateur, tout en faisant passer sous ses yeux une action fortement émouvante et dont le point de départ est une question, et même une sorte de thèse sociale de la plus haute gravité. Cette jolie comédie a eu un très-vif succès dans la nouveauté; elle l'a retrouvé également aux nombreuses reprises dont elle a été l'objet.

Nous revoyons encore dans la distribution actuelle — à quinze ans de date 3 — trois artistes de la création : M. Samson, dans le rôle de Clérambeau; M. Régnier, dans son amusant et populaire personnage de Ballandard,et

T. Lesr rôles sont joués par M. Maillart (d'Étanges), et M>m a. Plessy M>t« d'Étanges) et Fix (M** Renaud).

3. Comédie en un acte, en prose, représentée pour la première fois ta théâtre du Gymnase, le i» août i85i.

3. La première représentation de Une Chaîne a été donnée le 2q nO' ▼embre 1841.

ANNÉE l856. l53

M»* Plessy, dans Louise de Saint-Géran. M. Bressant reprend le rôle de l'amiral, créé par Menjaud; M. Delaunay remplace, avec avantage, un jeune premier de l'époque, M. Rey, qui n'a pas jeté grand éclat sur le rôle d'Em mène, et enfin c'est la blonde et rose M*i« Dubois qui joue le personnage d'Aline, représenté dans l'origine par M"« Doze.

i6 Juillet. — Reprise de les Héritiers^ comédie en un acte, d'Alexandre Duval*. Cette petite comédie est la première œuvre d'Alexandre Duval qui ait mis son nom en évidence. On raconte que, pressé par le directeur du théâtre de la République — c'est ainsi qu'on appelait le Théâtre- Français en 1796 — il écrivit sa pièce en une journée. Elle eut alors un assez vif succès qui s'est longtemps prolongé. Mais il a été fait, depuis cette époque, tant de fortes comédies ou de drames émouvants^ sur les héritages et sur les héritiers, que de nos jours la pièce d'Alexandre Duval paraît bien incolore et surtout bien démodée 2. Un mot de cette pièce lui survivra cependant toujours, c'est le fameux : Ilj^ aura du bruit demain dans Landerneau!.,,

22 Juillet. — M. Lafontaine continue ses débuts dans le rôle de d'Aubigny, de Mademoiselle de Belle-Isle^ et il n'y obtient qu'un demi-succès. Les grands élans de M. Lafontaine, sa fougue et même ses meilleurs effets détonnent sur cette scène sévère et mesurée où régnent, avant tout, le respect et Tamour des immuables traditions qu'un co-

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