M. Maubant (Don Diègue), M"» Favart (Chimène
financier d'une bonhomie pleine de finesse et de naturel, et dont la mort laisse un vide très-sensible à la Comédie- Française. Il était sociétaire depuis le mois de décembre i855.
24 Juillet. — Reprise solennelle du Bourgeois gentil* homme j avec la distribution suivante :
Jourdain. MM. Samson.
Covielle. Régnier.
Cléante. Delaunay.
Dorante. Leroux.
Le maître de philosophie. Provost.
M»* Jourdain. M"" Lambquin.
Dorimène. Judith.
Lucile. Emma Fleury.
Nicole. Aug. Brohan.
La Comédie-Française a donné une grande importance à cette reprise; on a restitué au théâtre, à cette occasion, la meilleure partie de la musique composée par LuUi pour le divertissement de la pièce de Molière, divertissement chanté et dansé i. Des artistes de l'Opéra et des élèves du Conservatoire donnent leur concours à ce curieux spectacle. Une romance, un trio et des chœurs de Lulli ravissent le public par la simplicité, le charme et la fraîcheur de leur exquise mélodie. Dans la scène du festin, M"*" Êmarot, Villiers, Moncelet, Caroline, et M. Bauchet, artistes du corps de ballet de l'Opéra, exécutent divers
I. Le Bourgeois gentilhomme a été représenté au mois de fanvier 1876, au théâtre de la Gaîté, par les artistes de l'Odéon, d'une manière eooore plus curieuse. La pièce de Molière était jouée telle qu'elle Tavait été soos Louis XIV devant la cour, avec le développement complet de ses diirertissements de danse et de musique scrupuleusement réglés, mis en scène et exécutés d'après les traditions du grand siècle.
ANNÉE l858. 229
pas, également sur des airs de danse de LuUi. La pièce est terminée par la cérémonie dans laquelle paraissent tous les artistes 1.
i3 Août. — Une jeune personne, bien inexpérimentée, mais qui ne manque cependant ni d'intelligence ni de bon vouloir, M"« Victorine (de son vrai nom Paturel), débute dans le rôle de Dorine de Tartufe 2, un peu bien fort pour elle. Son deuxième début a lieu, le 18 août, par le personnage de Martine des Femmes savantes. lA^^^ Victorine n'a fait que passer à la Comédie- Française.
i5 Août. — La Comédie-Française a terminé, la veille , ses représentations à la salle Ventadour, par le Bourgeois gentilhomme. Elle rentre, le i5, dans sa maison de la rue de Richelieu par une représentation de ce même Bour* geois gentilhomme^ donné, en spectacle gratis, à Toccasion de l'anniversaire impérial. La représentation est magnifique, et jamais M. Samson n'a été d'une bouffonnerie plus comique ni plus applaudi. Le public mélangé du jour trouve que décidément Molière a du bon, et toute la pièce, le premier acte surtout, si mouvementé et si varié, produit un effet considérable. On admire aussi beaucoup la salle repeinte et redorée sur toutes les coutures, et que la foule du 1 5 août a l'honneur d'inaugurer la première. Le beau plafond peint par MM. Rubé et Nolau, et qui représente Apollon et les Muses, attire surtout l'attention et obtient tous les suffrages.
14 Septembre. — M"" Plessy joue, pour la première fois, avec Bressant pour partenaire, le rôle de la marquise dans // faut qu'une porte soit ouverte ou fermée. Elle conserve désormais ce rôle qu'elle interprète avec une