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Oraison pratique sur les œuvres d'hommes

Depuis novembre, grand travail : — 1" L'Eglise et la société moderne. — 2° La fondation

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de ce journal (1) et de ces trois Académîes. — Plan et règlement de grandes études pour les hommes et les femmes du monde. — 3® Vie chrétienne pour le monde. — 4® Charité catholique. — 5® Les sophistes. — 6<* Lettre aux Doyens. — 7<* Lettre aux Religieuses. — 8^ Lettre aux Curés sur les Religieuses

Jusqu'à ce jour, 14 février, travail sur ces huit objets. Sans compter : les règlements des vicaires, des officiers d'église, des vicaires de la Cathédrale, des hospices, des missions; — les œuvres d'hommes et de jeunes gens qui marchent assez bien; — lorganisation du chant pour le Carême.

Installation de l'Académie de Sainte-Croix dans le lieu bien préparé.

l**^ mars, dimanche. — Je prêche et n'en suis pas trop fatigué. Notre-Seigneur, lumière et bonté ; Maître et Sauveur.

6. — J'ai besoin de courage et d'abandon à Dieu. Bon et doux éclair au Chemin de la croix.

Il faut me tenir dans la main et sous la main de Dieu. Travailler fidèlement, constamment, courageusement à ces divers travaux (2). Faire

(1) Le Français.

(2) Les huit' travaux précédemment énumérés.

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tout ce que je pourrai, et si je ne puis aboutir, m'en remettre pleinement, joyeusement à la sainte volonté de Dieu, après lui avoir donné la preuve de ma bonne volonté. Et si la souffrance .vient à la traverse; bien voir que. c'est la bénédiction même de Dieu sur ces travaux, et certainement sur moi.

Bonne idée de Mgi' de Toronto : plan de son discours : 1° Ce que vous faites : vous êtes plus chrétiens que vous ne pensez. — 2' Ce que vous ne faîtes pas : c'est plus facile que vous ne le croyez.

H. — Cette petite souffrance m'arrôte trop... Je manque de courage. Je me sens m'appesan- Ur... Par suite, je renonce à cette retraite d'hommes. Grand sacrifice de cœur ; il est étonnant à quel point je sens cela. Ce n'était pas ta volonté de Dieu évidemment.

Samedi 23 et toute la Semaine sainte. — Travail de cinq ou six heures par jour à cette triste affaire de M. Lîttré. Le bon Dieu me soutient dans ce rude labeur.

Je parle à peu près tous les jours à la Cathédrale. Auditoire bien compact; peut-être plus nombreux qu'en 58, bien que n'ayant plus le Collège ni le Petit Séminaire.

On pourrait avoir en plus les ouvrit

voyant les chefs d'atelier, et le Collège. Ce serait très utile à ces jeunes gens. Faire recommander dans chaque paroisse par les curés, au moyen d'une petite Circulaire, qu'on envoie tout : pères, frères, serviteurs, ouvriers.

8 avril. — ^Me voici à Paris. Quelle fournaise! Il en faut sortir avec l'intention et le dévouement du travail pour la gloire de Dieu et le retour à la bonne et vraie vie intérieure. Ma lecture spirituelle dans les Lettres de sainte Thérèse; mon oraison dans les Avis. Et cela dès le matin.

9. — Y tenir. La fournaise est encore plus ardente pour cette malheureuse et affreuse affaire (1).

Hier, bien tout le matin. Travail suivi et très paisible.

Puis, M. Rouland. Les forces morales organisées, avec drapeau, nom et uniforme, leur déplaisent. Assez comme cela...

Puis M. Carbon (2), bon et charitable, me rassure sur ces tristes choses. Il est sûr que si à de si grands labeurs se joignent les inquiétudes pour de telles choses, c'est à n'y pas tenir. S'hu-

(1) Affaire Littré.

(2) Directeur au séminaire de Saint-Sulpice.

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mïlier..., soit. Profiter de ces sentiments pour porter au bien..., soit. C'est de la charité et du bon sens.

Puis M. Cousin. Longue et très fatigante conversation sûr cet athée ridicule, professeur d'athéisme, matérialiste odieux (1)... Si discussion contre toute l'Académie, pas un quart d'heure de discussion possible.

Il y a une limite. — Y a-t-il une morale publique? Cette morale soufire-t-elle l'athéisme, enseigné, professé?

Je demande deux choses : — 1' Pour Dieu, je demande qu'on respecte son existence. — 2" Pour Jésus-Christ, je demande non pas la foi, mais le respect.

Autrement, c'est la guerre. — Ce n'est pas la religion que je défends, c'est l'Académie; c'est la raison, la philosophie, la distinction du bien et du mal, laloi morale, la liberté.

9 avril. — Hier, M.Vitet,lematin;puis M. de Noailles, après Marmer; puis M.Thiers, admirable; puis M. Viennet; puis, le soir, M. Yillemain, une surprise. — J'écris cette lettre à M. Thiers à deux heures du matin. Puis l'Académie... M. Mignet.

(1) M. Quinet.

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