‹ Journal intime'Chapitre 18 sur 37 · M. Cousin pendant deux heures, très fort, pour avant · texte numérisé non relu

M. Cousin pendant deux heures, très fort, pour avant

Paris, 17 avril. — Me voici de retour. Depuis samedi, travail de dix à onze heures par jour à

la vérification de ces textes. Etonnant que j'y aie tenu. Il m'est impossible de ne pas sentir que Dieu me soutient. C'est son œuvre ou jamais : mais bien laborieuse. Cette peine en est le mérite, la sûreté, la bénédiction.

Arrivé hier ici. Dîner chez M. de Noailles.

Excès de paroles inutiles. Quelle perte de temps que ces dîners! — Idée possible de MM. de Noailles et Berryer.

Tâ-cher de reprendre la vie intérieure si troublée ou, du moins, si interrompue. Pourtant, j'ai bien fait tout cela en présence de Dieu et en priant.

Vu M. Berryer. Puis décidé, avec MM. de Montalembert et de Falloux, l'envoi à dix, avec une consultation et ma visite pour le lendemain. — Cela fut inspiré et béni de Dieu.

19. — Me pacifier un peu... Il faut bénir Dieu de ce que j'ai fait. Le reste eût été une grande faute. Demeurer en esprit de foi, d'humilité et de patience.

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