LA RETRAITE
1* C'est une grâce. 11 en faut suivre tout le mouvement et se laisser mener jusqu'au bout.
50 JODBKAL INTIBE
2° C'est une gr&ce de prédilection ; i'abïis en serait bien coupable.
3' C'est peut-être ma dernière retraite. Je pais mourir bientôt après, être jugé par Dieu, et voir ainsi mon éteniité décidée, il est donc bien important de purifier jusqu'au fond ma conscience et de n'y rien laisser absolument. Ne pas oublier de m'examiner sur les devoirs de mon ministère : la cliaîre, le tribunal, le catéchisme, les malades.
4° li y a longtemps que je n'ai fait de retraite. J'en ai un grand besoin pour repousser l'ennemi qui a fait insensiblement bien des progrès. Purifier mes intentions qui sont devenues beaucoup moins bonnes. Ne plus me flatter.
Voilà les motifs de bien faire ma retraite.
Le grand moyen, c'est le recueillement intérieur sans contention, mais perpétuel : Audiani guid loguatur in me Dominits Deus; loquctur pacem. Il ne faut pas s'en efl'rayer.
Ne se permettre nulle infidélité à la grâce, nulle pensée, nulle intention, nul désir humain.
Encore moins quelque affaire extérieure, ou pensée d'affaires. Jen'y suis pas,
La fin de ma retraite n'est pas le repos du
BE MONSEIGNEUR BUPÀNLOUP 51
corps ni même de l'àme ; c'est la conversion. Il faut : Devenir nova crecUura in Chrisio ; Resuscitare gratiam; Confortari in grcUia.
Bien connaître une bonne fois le fond de mes dispositions, de mes intentions, de mes imperfections, de mes mauvaises habitudes. Se corriger; puis bien régler l'avenir.
BiGUBVENT FAIT EN RETRAmS ECCLÉSIASTIQUE, t827.
— M. MOLLEVÀUT. V //i ^ "?
ReYU en 1S32.
Ordres de mes journées ^^ ^ ^ ,.
5 heures, lever. ^ J }' .
5 h. 25 m., orakon. x>^ "!
6 h. 1/4, lecturp^^l^criture sainte. Nouveau Testament. Jj^n' . y''' i ^
7 h. , petites heures. V ;
tA. J74, messe. i • "' V
-ft^Ji h., déjeuner. V^-'Vt''
• T^ll h. 1/2, promenade. Visite des mftlade^ *" Chapelet. Visite au Saint-Sacrement.
2 h. 1/2 à 3 h. 1/2, vêpres, compiles, matîi \ ''' nos.
j / 3 h. i/2, réceptions, lettres.
<y * ,-''6 h., étude. Ancien Testament. Histoire de ' .^ /l'Eglise.
s> \ yfc.y ' y/? h., dîner.
y jT 7 h. 1/2, promenade. Visites.
^^ i.*^ Y • 9 h-, rentrée. Chapelet. Prière.
jp^C^ 9 h. 1/2, coucher.
^ V/ Les dimanches et fêtes souffrent quelques dé-
r" rangements, & cause des Offices et de mon caté-
^ chisme. L'essentiel est que tous mes exercices
de piété se trouvent faits. Me retirer de bonne
heure et les faire le soir chez moi avant de me
coucher...
Les jours de catéchisme de semaine sont bien dérangés aussi. V essentiel est la piété.
Piété
V^ Lever, aussitôt éveillé, promptement. Tout est là. Mon salut y est attaché ; ma piété en dépend. Il faut donc y tenir fermement.
Aussitôt levé, Domina ou Sub tuum; IHgnare, Domine, die isto... Ecce venio,.. Les oraisons de Prime. Signe de croix et élévation de
cœur d*abord. Gonaenner mieapèee devBcueîllement qui ne ftljgiie pss. Soiiser à mon oraison.
3* Oraison. Tanjam n ia prévoir k so ir en me conehant. Le matm, neriea fure qui paisse en diiilraire.
fTy ma nqner jamai s. Cest resereiee le plus important. Si diffâcé en &ire an moins ose demi-henre an piemi» mcMoeni lîl»e.
Il fant pins de métt ode. Les formes matérielles sont utiles. Pr ésence de M en^ Confiteor; Esprit-Saint : les ac4es, résolntions. Lire de temps en temps ma méthode
L'essentiel, e*est d'sToir nn snjet préci s.
pré^n... dans nn iMm livre de méditations e^cleaastiqnes.
Le Pontifical, à certaines époques. * ^
Les Epltres de saint Pa ul : Tite, Timothée. r
Quelquefois FEvangile : Discours de Notn^ Seigneur aux ApMres.
Les mystères , aniLii&tes. - ^
Les fêtes des Saints, de la sainte Vierg^e surfont.
^ La sainte messe, une fois par semaine.
Les vertus principales.
Les obligaticMis de mon ministère.
Bourdaloue.
54 jouBNAL iirruu
Mes anciennes retraites. — Sermons.
M.Chénart.
•^ M. Chevassu.
M. Rey. — Vita Christt.
Médisance. — Retraite de 1828.
Prières mêmes de la messe.
Omnis lerlia pars, de Sacrificio missx.
Forma cleri.
Sententix Patrum.
Imitation.
U Saint François de Sales.
Examens particuliers.
Autres ouvrages de M. Tronson.
Prière vocale, jamais omise. Quelquefois abrégée tout au plus. — Variée.
3* Messe. — Il faut la célébrer tous les jours, et ne l'omettre que par indispensable nécessité. Alors l'entendre.
Préparation. — Descendre gravement, doucement de chez moi. Ne parler & personne. Répondre point ou peu. — M'occuper d'un des titres de Notre-Seigneur & mon amour.
Outre la préparation de toutes mes prières qui précèdent, en faire quelqu'une plus immédiate. Au moins, me recueillir profondément et me bien pénétrer que c'est le plus grand acte de la religion que je vais faire. Ce n'est pas seule-
ment une dévotion oomme les antres; e'est le sacrifice de la religion chiétianie, c'est le culte dû à Dien.
Je renoorelle sortoiit la lésolution de me p roposer toojo nrs clairement la gràoe qwt je veux demander.
Les quatre fins do sacrifice sont TesseniieL — ^ M*y sacrifier avec Notre-S«gnear ; je nV songe j jamais. — Socr^EerundéfanL
Pendant. — Jamais^ sons anenn prétexte, n'aller vite. — M'^arrêter tout court si je me surprends : le Gloria, le Credo ^ rEvangile de saint Jean.
Etre sévère à repoosser les distractions intérieures. — Ne m^en permettre jamais d'extérieures. A quoi cela avance-t-il?
Après. — Action de grâces au banc^'œurre ; avec ma montre et un livre. — Cn quart d'heure de rigueur pour toujours. — Repasser les résolutions de mon or aison. — Les quatre fins encore. — M'y dévouer à Notre-Seîgneur, à r^glise, à Dieu. — Ne rien souffrir dans mon cœur qui déplaise à Notre-Seigneur.
4* Bréviaire. — Devoir sacré de religion. — Ma messe et moa bréviaire : voilàles deux exercices les plus importants de ma journée... Voilà ce qui doit être bien à tout prix et avant tout.
— I jmHgrfes temps et
c'est QiL tBBS^ gqptiT^ et pour imfiélé qmpeitt y Urmlw «a. pins •^""■■f"* coBBaaliiB. d pour
covç. — Ks&âoiiiçsim&e âss Tu ijmm i . les pssn- Je me znepsssesDiE ek& la- AjMHSK je m'en
"eMsatàet est d? se cecacxlîsr sspsisTuit, . — DtœcrauMi Iiaiud tMi^ Qnstre
fins de la lef^â^ii LT^&e. les pêckenrs,
^idce spécule pooT q£qL
3p Tisile mm SmàMt-S^anewÊemi^ — « mams VM diaipie joor. Je la coKeiUeà mcseiiiuils : il foMi çve je Is fsat. — Puis, €>st si ecMiTciia- Me! — T icndie mes deiws à Jcsns-Chnst; lui demander ses grâces... Xe pas sortir sans
t^Noueeau Testament. ÂMciem Testament. — Hœc sunt verba vUx ^Btemx. — Tons les joors, trois quarts d'henre de rEvangile le matin: et de TAneien Testament, trois quarts d'heure le soir. Cet exercice est des plus importants et doit passer avant tout, excepté londson, la JMÊM et le bréviaire, T|ois points de vue : dif-
ficultés des «TT'priti Bis&. 4^mnn°i^— ■?«».-
littéral ar^s^ kniL
7" Cki^i^J. — C"^ m. £ts ssïTMî?» d- i lûété la b.si camiDiixrS' tts* iiÛetg^ jt j± -.'-sseille à dm» «aâors : x ^n: âoit -k àrrt 1 i r: pas néersaJe £ etEiiait .& *qe 1 iaii- i--u--les indu] çe&os: tr 'Tiwn- niw l r^ -^^^n.
ensuite k* Exïef spiâmek. X eerai". ii^ït i*^ int
toos les jtrtns Gttoîscart- : or «l ainsi- m. i^aoïc
profit à la £ii f^nut irmt*^ :. — ^ ji.- ir -ri ^ii-., 1.
ne faol pa^ es itûrc uut ni^diïiiiin. lutu^ uu:
lecture ar-PT-Hy
9» Prif-re CM ffw-- — ?it J inu^tn» jimjsu^ 1 . fajidrûl nt^-HiC mtt iiisL cict*sl^■(: îiiurut v ju- , ne pas U fiiir* telît gi «lit es: cm» tt Jw«-7*r»
(/m citriii^^ os Jt iûaituait, .
lO* L"eza77#5» i*o-:(ru;«r bs: t«»*mij'j..— 1,
est esssittfJ deut vut ùiitîir^ k v^.ik WjuutiM;!
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poarip(Â.lt iuir. Jt n uieriL nu» liiui^.
Le nuttii* taiBwrt, .if »*uiiir<;ral à tel**» a* » Teilie ponr me jg-KPiim» et jum-ie..
Dieo. Peiibei gti'U esi mon ;*■.•«;. ^n-:!* a^■tUI et aprcs. tuujuuTf : nii!» Kivui! utr iju*- jt dis
38 JOURNAL INTIUE
12<* Confession. — Le moyen le pluis efficace de ne point laisser le péché séjourner dans mon cœur est la confession. — Tous les lundis/?//-*-"* matin. — Y consacrer ma méditation. — Bien" ^ faite; précédée d'un bon examen et d'une vraie contrition. Il faut être dans la résolution de ne plus commettre les fautes accusées. — Faire ma pénitence sur-le-champ.
13® Retraite du mois. — Je la ferai ordinairement le premier lundi..., le jour où j'irai me ^ confesser. — Je m'examinerai sur le mois écoulé, . ^' / sur ce règlement. — Je préparerai mes prières / Y , çt mes actions de grâces . *^ Je réciterai les psau- <\> • -<'A** mes de la pénitence.
'\\'^^' Il ne faut pas omettre cette petite retraite,
^' même pendant mes grands travaux. C'est au
contraire le motif de la faire pour me recueil- Ur.
V 14® Tous les ans. — 1® Je célébrerai Tanni-
^ w "^ 'V versaire de mon baptême, 3 janvier ; de ma prel ^ :,, I mière communion, 3 juin; de mon sacerdoce, "^ '" \ 18 décembre;
2® Il est excellent de faire tous les ans deux
retraites, toutes deux à Issy et au Séminaire. —
La première à Noël avant l'ordination à laquelle
y\ j'assisterai. Ce sera ma grande retraite. — La
/ seconde à la Trinité, depuis le mercredi jus-
mous, du Pnflififfal et as la css^cmonif ùt Yardmatm; œ €gm tm fûl âss TstRaics -rrairnmf mli fimiliijm < il iw i linlaii ii
La Rbiife de la TzÎBi&é «m pour moi à^^ aTanfagv ÎBiKMBes iimiti i la flîabqaiiiiin «n rentrainemeiÉL CTut «giuui alas guT hh* fBuodn pféler Ffinlle à ees ^■rujss ai: ?Satr&-
ies «rilBr. Tuât efitci siiisîèrb-
de ]B£d sranias^BHseiiieut —
da ealéchiBm^.
TliiiBuSié^ la âmplîciié à met^
enfanls; il CkbI leur en danuer im peu Jexem-
pk.
ÀTUit to^te acûcoi pniifigiit: . puriiier loou
le htm motif gu'oii pairt lui d'agir smcsèpenHart d apz'^e œ laTanHé.
irtns m'fzatrame êf< cuniefifio^ jfluriamL. C'est très snaliieiireu^.
e^cft piiojable. 11 mt faut piis «e faire pelil. paiee qae les antres «e rapetisseoi; se peiilfe.
60 JOCLTU. CniMK
parce que les autres se perdent; miner l'œurre de Dieu, parce que les autres la ruinent. Raison de plus, au contraire, pour se tenir ferme. 2'Latrrii^. — llbatabsolamentquejeneme permette aucun mensonge. Il fant me ponrsuivre là-dessu«; c'est bien indigne d'an prêtre. t Surtout ne me point passer les mensonges de U vanité. Prendre trarde d'être bilinguis. Mu^er ''droit.
3' Chasteté. — Jamais de regard fixe et arrêté qui discerne... Ni ragne et indécis... Ni curieux pour lis pamres. Jamais de paroles mauvaises: y répondre sans avoir l'air d'avoir entendu. Eviter aussi tontes les statues... gravures... C'est L-e que je dis à mes enfants; il faut ]e faire. M'accnser des moindres négligences en ce point.
4° Charité. — Ou se fait beaucoup d'illusions sur l'étendue de cette vertu. Sicut te ipsum; U*" voilà !a règle. 1" Ne jamais médire. Ne jamais ■*' ' parler en mal de qui que ce soit, fûtHse d'un fC enfant, à moins ijue cela ne soit utile. Cela est y ^ d'une extrême rigueur pour mes supérieurs, les l ' personnes en place, les évêques. On peut facilement faire une faute grave, 2" Supportantes invicem; aller alterivs oneraportate. 3" Honore iuvicem prœvenienles.
BK WfOSEÊESKfM SaSANLOIff "61
Trait^tonjonrsions mes confrères a^^claplns extrême p(dile9§e, oblis^euioe et cardialité.
n n^est pas daas Tordre de faire s« amk de gens i]isii^orljldes;izmkilfaiit lessnpporter, les soutErir : 1* Cefil Tordre de la Proridence ; 2* c^est le bien de son «fnrre gui en tb mieiuu sanetifiée par cette croix; 3^ il faudrait craindre si font allait à souhaiL
La dianté, Thuimlité. la rè^e de la rrloire de Diea peuvent donc tronrer leur compte dans les cmitradiclions.
5* Pénitemce. — On ne pense pas à la nécessité de £ûre pénitence... Je ferai pénitence : !• par robsenaiion de ce rèflement ; 2^ par une 1 sobriété paiiaiie; 3*" je dirai tous les soirs un psamne de la pénitence à ma prière; tous les mois les sep t psaumes à ma petite retraite, ^eu- ▼aine poor Tcxpiaiion de mes péchés deux fois par an : à ma grande retraite et pendant la ! Semaine sainte.
€• jËisiiee. — Il faut absolument mettre de Tordre dans mes comptes. Payer ce que je dois le plos tôt possible. Ne jamais faire de dettes... Ne pas faire attendre les ourners^, les domesti* qaes.
7* Aum/6ne$. — Le précepte est formel. Voilà an motif d^étre ré^lé, rang^é dans mes dépen-
62 JOURNAL liTTIKE
ses ; d'être modéré, économe, simple et frugal.
8^ Discrétion. — Je me laisse aller trop facile* ment & un enjouement excessif qui ouvre mon cœur. Et alors, je parle sans discrétion de tout; je dis ce que je ne voudrais pas dire; je donne prise sur moi ; je dis mes secrets et ceux des autres. Il faut mortifier la démangeaison de dire , d'annoncer, d'apprendre.
9^ Edification* — Exemplum esto fidelium.
Exhibeamus nosmetipsos sicut Det ministros. A l'église surtout, recueillement profond. Tenue décente, noble. Surplis propres. Saluer respectueusement l'autel . Prière en entrant et en sortant; n^y jamais manquer. Jamais rire, ni parler. Dans les rues, ne pas courir.
10^ Simplicité. — Pauperem vitam,pauperem supellectilem. J'ai déjà un peu passé les bornes; il faut tenir ferme... Dans mes habits, mes meubles, mes repas... Il faut être propre et simple. Je donne quelquefois dans les deux excès. Mon extérieur toujours convenable, jamais négligé : dents, mains, visage, cheveux, habits, surplis, tout...
Je dois font mom iam^ à J&sm gm me je d<mne,àJéso543iiîsl^àlÏ££se^aiix£âèki^.TD]ii absolument do aalim «m sfiê* : JTdb ^^i^ vestrL Je ne sois poes boiBMe de Bkai ponr lâsii... Il
&at que je si» wmg mîile InMmmD jSst medi-
tare, m his etfo-
1* Je nefenijaiBâ, pismême €111 Tacause^.
pas même en Mal ^ d J Cj ^ la aMirndre lecture par cnnosîté.
2* Je ne Kiai jaaUÔS jawHffi^iitaymrwTr f Ce^
une inptempniace, cela iKfârBe; c'est, de pios, on temps peida.
3* Je ne ferai jaauôs ime lecture sisipecie^ médiocre... Rica qne les modèles, les cIushSqnes.
4* Je ne ferai jamais attcune étude gui ne suit suivie dL réglée d^aTanœ.
9* Jen^éeriraijamaisiieiifiaDsraToii'iDédiié^ conçu, analysé.
6^ Lorsqnejemeseraîdécidé pour une étude.
la finir, quand même je trorrends mieux:. Cet>l essentiel, afin de tirer de chaque cliose tout le parti possible.
(SuiTent des indkstims sur l'étude de rEerl-
tue sainte, de la Théologie, de rHistoire, de la littératare. )
De la perfection
1* Ha perfectioii présente et probablement future ne consiste pas à faire beaucoup de choses ni de gnmdes choses.
Les grandes choses même seraient un danger pour moi et me donneraient de Torgueil.
Beaucoup de choses nuiraient à mon recueillement et à ma piété. Ma perfection consiste à faire chaque jour les choses petites, communes e tJ)rd inaires que Dieu veutquejefasserE^^eiy c'est la volonté de Dieu qui fait toute notre sanctification. Les choses en elles-mêmes ne sont rien; c'est la volonté de Dieu qui seul leur donne du prix. Sans cette volonté, les plus grandes choses ne sont rien; contre elle, elles sont des crimes; avec elle, les moindres actions ont un mérite très relevé. Qu'a fait Jésus-Christ Notre-Seigneur pendant trente ans? De petites actions bien communes, selon la volonté de son Père : Quas placita sunt ei fado semper.
La perfection est donc auprès de moi et en moi. Je la trouverai dans mes occupations, dans
mesoblîgmtioiisel Sis essrzbs^Ls je ne la trooreni qae Donc bien
de Dieu font ee gae \^ feîf.. p^m; ^éir» «:r ^x moins que la ^L^Sf^e » lii yrfeinijCH- je i:#«^ manque pas.
2* La poferàaa c^ !$>» lertiin» u-fi^^ix i»»
trois ccmditîoss : 1* Le 2 :snrr:i:i/fiK..^' ^3. U2>*itre anaiiir Tolnâûcmsin. Liete: ^ss^rr:
regarde encore Hiesi**:. ^ii?!. kTi^rnif^rre -s* ne pas faire les c^iiief nr t^hm juicrvii^ ^sâut le lien qui coarScoÊ. «: ôf- j& namirfrs: au. >?« j^escrite, ee scoà amsn: L'jnxufriiicià<Jist wa. kl diminaent la Talex?. â" 1« i: *-^>rir . 'tîn t** Jk Cenreor sesâble: sa» itpr û-//^>**»7ï#^/' •>î/v btmemi, maiçré 1» î^^isims : «^^c^ ^^ t^^r^ 3* De la^fr#fT^flrB»5*- Lx j t ifuiin ^r^i^Ji ji Vt^ tme, de martyie pii» iiAVfmessiLi*^. •sr va? tîii^ 8éqimiidepeifE9ràaz: luift naine. ^^ k: t^r^cu^ ne se démentir JansLi^^ t «ïC iii^ *s>By^jt ut miracle... Maïs «ç TmâinéH^r' svc-^-^ciainiv es* at
itiel.
3* La peHectiaa df luut veit h n, iosi ti^fytntç d*ane seule cbose. jacmelk ix;£Lifnuaii' . lou* eti* sec, mort et sans frniî : t'es: l'^^yrr, mVfr\H\xf *f le içrand et demi pôncipe ot J'amuii; &t l>^t t]uj doÎTent tout animer
66 JOCBKAL UiTlHS
PETITE BÉCOLLBCnOll A ISSY (27 AYBIL 1835)
1* Il faudra avant peu faire une bonne et sérieuse retraite de dix jours, une confession gênérale« une revue, une récapitulation de tout le passé y de toutes mes retraites, de foutes mes confessions annuelles, de toutes mes fautes, de toutes les grâces de Dieu. Gela sera très utile à mon ministère futur.
J'arrive au temps on il faut que je mène une vie tout à fait nouvelle.
2® Me séparer du monde pieux. Tous ces liens ont été rompus parla Providence. C'est une perte detempsetunennui.
3® Me borner à Saint-Roch à mon devoir.
Ne point mécontenter en faisant ti*op ou trop peu. Ayant l'air et le fond bonœ volunlotis.
4® Mes exercices de piété doivent être inviolableSy protégés par des verrous, s'il le faut. C'est l'intérêt même de ceux à qui je ferme ma porte. 11 est absurde de se donner toujours, sans se remplir ; on finit par ne rien faire de bon pour personne. Ils doivent être inviolables et tran-
^fc^««l»Ml|-|IIM
^^E^i-i : 1-^ lA^ <— «r. «.te;. ^H
68 jooBiiAi. rann
manger doucement. Oh! quelle mortificatioii ! Mais aussi quels biens I
6^ Spécialement mon bréviaire et ma messe.
Voilà mes deux exercices de piété les plus graveSy les plus sacrés, les plus utiles. Ils suffisent à ma sanctification la plus pure, la plus haute, la plus parfaite. C'est une absurdité et un grand désordre de se priver de tous ces biens, et de manquer à un devoir si sacré par une vaine précipitation. Un quart d'heure de plus en tout, suffit. .. Un prêtre qui posséderait bien son bréviaire et son missel aurait une science divine de l'Ecriture, des Pères, de l'Histoire ecclésias-* tique.