C'est-à-dire pour otage
6. Nicolas, duc de Calabre et de Lorraine, né en 1448, mourut
Oudit moys de juillet fut ordonné ung grant conseil estre tenu en la ville de Senlis, entre les gens du roy et ceulx du duc de Bourgongne, pour appoincter sur les differens d'entre eulx. Et y envoya le roy de son costé le conte de Dampmartin\ qui y fist de grans pompes, monseigneur le chancellier, monseigneur de Craon, monseigneur le premier président de Parlement, maistre Guillaume de Cerisay, greffier civil d'icelle court, et maistre Nicole Bataille, advocat en ladicte court, lesquelz y séjournèrent par long espace de temps et jusques au jour de my aoust dudit an LXXIII, sans avoir riens fait.
En ce mesmes temps, le duc de Bourgongne mist sus son armée et s'en ala en la duchié de Guéries pour la subjuguer et mettre en ses mains ^.
Oudit moys d'aoust, le dimenche viii® jour d'iceluy, le roy estant dedens le chasteau d'Alençon, qui s'en aloit hors d'icellui, advint que par fortune, ainsi qu'il yssoit hors du chasteau d'icellui lieu, chey sur lui,
sans alliance le 24 juillet 1473. La nouvelle qui courut à Paris de l'enlèvement de René, comte de Vaudémont, désigné pour recueillir la succession du duché de Lorraine, n'était sans doute qu'un faux bruit. A Nancy, on prétendit un moment que le jeune duc avait été fait prisonnier par les Messins (voy. D. Calmet, Preuves de l'histoire de Lorraine, IV, xlix).