‹ Journal (volume 2)Chapitre 32 sur 163 · Et non le roy, comme portent les anciennes éditions · texte numérisé non relu

Et non le roy, comme portent les anciennes éditions

5. Jean Mignon avait fait, à la tête des francs archers de Nivernais, de Gien et d'Orléans, la campagne de Bourbonnais (mandats de paiement adressés par le roi à Antoine Raguier et datés d'Issoudun, 3 mai, et de Montluçon, 19 mai [1465], dans ms. fr. 20496, fol. 19 et 29, orig.).

estoient assez bien en point, ou nombre desquelz y avoit plusieurs crennequiniers, vougiers et couleuvriniers à main^. Et, tout derrière icelle compaignie, aloient aussi à cheval huit ribauldes et ung moyne noir, leur confesseur^.

En ce temps, messire Charles de Meleun, qui avoit esté lieutenant pour le roy audit lieu de Paris durant le temps dessusdit, fut desappoincté de sa charge^, et fut baillée audit monseigneur d'Eu. Et, ou lieu dudit estât de lieutenant, le roy le fîst son grant maistre d'ostel, et si lui bailla le bailliage et la cappitainerie d'Evreux et la cappitainerie de Honnefleu.

En ce temps, aucuns desdiz Bourguignons et Bretons, qui s'estoient rafreschis en la ville de Provins, s'en retournèrent à Laigny sur Marne le jour feste de my-aoust. Et, le vendredi ensuivant, vindrent loger à Gretueil, Maisons sur Seine, Gheele Saincte-Bapteur et autres lieux ilec environ^. Et, pour ce qu'on doubtoit fort lesdiz Bourguignons et Bretons retourner devant Paris, et qu'il fut raporté que maistre Girault, canon-

1. Le cranequin était une sorte d'arbalète à pied; le vouge, une pique à fer long et assez large, aigu et tranchant; la couleuvrine, tantôt une arme à feu portative, tantôt un canon long et mince.

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