Cf. Vaesen, IH
3. Louis XI, instruit des menées du comte du Maine pendant le Bien-Public, le fit interroger particulièrement (Jean de Reilhac, par le comte de Reilhac, I, 218 et suiv.). Le H octobre 1467, le comte du Maine prêta serment de servir le roi envers et contre tous (Lenglet, II, 637 et suiv.). — Les patentes qui lui substituèrent le duc de Bourbon dans le gouvernement du Languedoc furent délivrées le 5 juin 1460 (La Mure, Hist. des ducs de Bourbon, éd. Chantelauze, II, 273, note).
4. Aux termes du contrat de mariage passé le 7 novembre 1465, Louis XI avait déjà assigné, entre autres domaines, à sa fille naturelle Jeanne les château et seigneurie d'Usson pour assiette de 6,000 1. t. de rente (Lenglet, II, 545). Cette aliénation fut ratifiée par le duc de Bourbon à Orléans le 18 mars 1465, V. st. (Arch. nat., P 1362<, c. 1000).
femmes perdirent leur bon entendement', et mesmement à Paris qu'il y ot entre autres ung jeune homme, nommé maistre Marcial d'Auvergne, procureur en la court de Parlement et notaire ou Chastellet de Paris-, lequel, après qu'il ot esté marié trois sepmaines avecques une des filles de maistre Jaques Fournier, conseiller du roy en sadicte court de Parlement, perdi son entendement en telle manière que, le jour Saint- Jehan Baptiste, environ ix heures de matin, une telle frénésie le print qu'il se getta par la fenestre de sa chambre en la rue, et se rompit une cuisse et froissa tout le corps, et fut en grant danger de mourir, et depuis persévéra longuement en ladicte frénésie, et après se revint et fut guery.
Ou moys de juillet ensuivant vindrent et arrivèrent à Paris plusieurs prélats, seigneurs, chevaliers, gens d'Eglise et autres gens de conseil, que le roy ordonna
1. « Les fèves sont en fleur, les fous en vigueur » (proverbe ancien cité par Littré, v° Fève).
2. Interpolations et variantes, § XLIX. — Gomme le porte cette interpolation, ce Martial d'Auvergne, un confrère de Jean de Roye, est bien le célèbre auteur des Vigiles de Charles Vil, des Arrêts d'amour et des Heures de la vierge Marie. Né vers 1440, il mourut le 13 mai 1508 (voy. Anat. de Montaiglon, préface de V Amant rendu Cordelier à l'observance d'amours. Soc. des Ane. textes, 1881). On lit précisément dans ce poème, qui est attribué à Martial d'Auvergne, les vers suivants :
Doux yeux jectans feu aux oreilles
Qui font gallans nuyt et jour courre
Et entrer es fèves nouvelles... (P. 67, vers 1541 et suiv.) Martial d'Auvergne est cité à la date de 1472 parmi les procureurs au Parlement de Paris chargés des affaires du duc de Bourbon (Huillard-BréhoUes et Lecoy de la Marche, Titres de la Tnaison ducale de Bourbon. Paris, 1867-74, in-4'', t. Il, n» 6505. Cf. Arch. nat., Xia 1489, fol. 83 v», 90, 209; 1491, fol. 53).
venir et qu'on disoit qui estoient ordonnez pour mettre ordre et police en la justice et reformer en toutes choses, et leur fut baillé moult grant povoir. Et par icellui estoient nommez xxi commissaires, dont messire Jehan, bastard d'Orléans, conte de Dunois et de Longueville, estoit l'un et le premier ; et duquel nombre de XXI ne povoit estre riens fait qu'ilz ne feussent xiii, ledit conte de Dunois tousjours présent et le premier ; et les appelloit on lors les reformateurs du Bien Publique. Et, sur ladicte commission ainsi à eulx baillée, commencèrent à besongner le mardi, xvi®^ jour dudit moys de juillet, oudit an mil IIIP LXVI. Et, pour y bien commencer et mettre tousjours en leurs faiz Dieu devant, fut fait par eulx chanter une belle messe du Saint-Esperit, en la Saincte-Ghapelle du Palais royal à Paris, laquelle fut chantée et célébrée par l'arcevesque de Reins, JuveneP, qui estoit esleu et nommé l'un desdiz commissaires. Et, à cedit jour de mardi, avoit eu ung an que le roi rencontra ledit seigneur de Charrolois à Montlehery^.
Et le lendemain, qui fut le mercredi xvi® jour dudit mois de juillet, advint en la court dudit Palais que plusieurs des pages des conseillers de ladicte court,