Glermont-de-l'Oise
Et au dos desdittes lettres : « A Mess" les chefz et cappitaines estans à Beauvais*. »
Et, tantost après, rescripvit ledit connestable ausditz capitaines unes autres lettres dont la teneur s'ensuit :
« Mess^'S je me recommande à vous. J'ay receu voz lettres et oy la créance qui m'a esté dicte de par vous par Pierre Cleret^. Et, quant ad ce que je vous ay fait savoir ce que Jehan de Bouzey m'avoit escript, je ne vous puis autre chose faire savoir que ce qui vient à ma congnoissance et que dient et rapportent ceulx qui viennent de l'ost des Bourguignons.
« Au regard des lettres que le roy a escriptes à Mons. le seneschal de Poictou, par lesquelles il entent et veult que on luy garde sa ville de Beauvays, je n'y saroye mieulx faire que j'ay fait et fais chascun jour, car, en tant que touche les pouldres, traict et vivres, dont nagaires m'avez escript, incontinent après la réception de vosdictes lettres, je envoyay en toute dilligence à Paris, et ay escript à Mons. de Gaucourt et à Mess''^ du conseil du roy qu'ilz y vueillent pourveoir en telle manière que à ceste cause aucun inconvénient n'en puisse advenir, et desjà en ay eu responce, laquelle j'ay monstrée audit Pierre Cleret.
« Et, quant à l'artillerie que vous demandez, je ne say où l'en en pouroit recouvrer, sinon à Amyens ou à Saint- Quentin, duquel lyeu, puisque vous estes d'avis que on oste les gens d'armes, il semble que on puet bien prendre l'artillerie qui y est, car ausi bien se perdra la ville.
« Au surplus, en tant que touche l'argent que me requérez envoyer pour les nobles, francs archiers et maneuvres qui sont par delà, Mons. le président m'a escript qu'il en a envoyé, combien que de ma part je suis tousjours prest de envoyer ce que j'aray, neantmoins que de ce que j'ay preste, je n'ay encores peu recouvrer certifficacion comme je l'ay