C'est-à-dire sur la face occidentale de l'enceinte
2. Auj. les Ponts-de-Gé, sur la Loire, dép. de Maine-et-Loire, arr. d'Angers.
de deçà que celluy de là. » Et luj pria laditte Cohue qu'il ne dist point qu'il eust parlé à elle, car son mari de pareil cas en aroit' perdu son office.
XCII. — (Clair. 481, fol. 324, 1. 17. Chron. scand., 1. 1, p. 284.) — Et Dieppe, où estoit Gillebert de Chabannes, gouverneur de Liraosin, et autres capitaines.
XCIII. — (Clair. 481, fol. 326, 1. 20. Chron. scand., 1. 1, p. 286.) — Suhgetz du roy. Après que le duc de Bourgoigne eut ainsi passé devant Rouen qu3 dict est devant, où il ne prouffita gueres, en persévérant tousjours en sa mauvaise intencion de grever le roj et le royaulme, il s'en alla par le pays de Picardie pour tirer vers Noyon, Saint-Quentin et autre pays d'environ. De quoy Mess""' les connestable, grant maistre et autres capitaines du party du roy, de ce advertiz, raisrent bonne provision et garnirent très bien les villes de gens d'armes pour les gardes d'icelles, comme Beauvais, Compiengne, Noyon et autres villes. Et lesditz connestable et grant maistre chevauchèrent et allèrent avec leur armée au devant desditz Bourguignons, en telle manière que le roy n'y eut point de doramaige ; et souvent faisoient sça voir les nouvelles l'un à l'autre de ce qui survenoit et qu'ilz sçavoient du faict desditz Bourguignons.
Et, le xnf jour de septembre, ledit connestable estant à Tilhart, qui sceut de l'afîaire desditz Bourguignons, envoya audit grant maistre unes lettres missives dont la teneur s'ensuyt :
« Mons. le grant maistre, je me recommande à vous tant comme je puis. J'ay receu voz lettres à ceste heure, contenant le chemin que avés faict, et que vous estes pouvrement logés, et qu'il vous semble que me doibz trouver à Compiegne où vous tous tirerés devers moy, pour conclure ensemble ce que aurons à faire. Je suis demouré icy pour pourveoir à Beauvais ; à quoy je ne treuve remède qui vaille, et aussi pour ordonner des gens d'armes, lesquelz y demoureront jusquez
l. Le ms. porte avoit.
ad ce que les Bourguignons soient passés. Et, cela faict, j'ay intencion de par'tir demain et d'estre mardi de bonne heure à Gompiengne. Les Bourguignons sont logés à Blaugy * et au dessus, et font cuyre beaucop de bescuit; ne say pourquoy c'est faire. Mons. le grant maistre, autre chose ne vous escriptz pour ceste heure. Nostre Seigneur soit garde de vous. Escript à Tilhart, ce xin^ jour de septembre [1472] au soir. Je vous prie que me veuiliés tousjours advertir de voz nouvelles.
« Lesdittes lettres soubzcriptes : « Le conte de Saint-Pol, etc., connestable de France. » Signé : « Vostre Loys. » Et au dos : « A Mons. le grant maistre. »
Et furent lesdittez lettres escriptes audit grant maistre, pour ce que on doubtoit que ledit duc de Bourgoigne ne retournast de rechief mettre son siège devant Beauvais.
Le xx^ de septembre, oudit an mil IIIIc LXXII, Mons. le connestable, estant dedans la ville de Xoyon, fut adverty que le duc de Bourgoigne venoit mettre le siège devant Saint- Quentin, et pour ce manda Mons. le grant maistre venir avec luy, et luy envoya unes lettres missives dont la teneur s'ensuit :
« Mons. le grant maistre, je me recommande à vous tant comme je puis. J'ay entendu que le duc de Bourgoigne est logé à Lyons^ et qu'il entent venir devant ceste ville de Noyon, ou devant Saint-Quentin ou Hem^. Et pour tant est grant besoing que vous hastés, car, si ledit duc de Bourgoigne faisoit demain autelle diligence comme on dict qu'il a fait aujourd'uy, il seroit demain devant ledit Saint-Quentin.
1. Le duc de Bourgogne séjourna près de Blangy, auj. dép. de la Seine-Inférieure, arr. de Neufchâtel, du 11 au 13 sept. (Lenglet, II, 202).
2. Lihons-en-Santerre, auj. dep. de la Somme, arr. de Péronne, entre Amiens et Ham. L'Itinéraire de Charles le Hardi nous apprend que, le 20 septembre 1472, le duc de Bourgogne campa avec le duc de Calabre « sur la montagne de Goppegueule, » près Amiens (Lenglet, II, 202).