Orig. au ms. fr. 2898, fol
3. Le duc Charles campa devant la Fère (auj. Aisne, arr. de Laon) le 21 oct. 1472 (Lenglet, II, 203).
que je pouray; et attens anuit ou demain Mons. le président', lequel venu, y besoingneray plus seurement.
« Mons. le grant maistre, je prie Nostre Seigneur qu'il soit garde de vous. Escript en mon chastel de Hem, le xxin^ jour d'octobre. Lesdittes lettres soubscriptes : « Le conte de Saint-Pol, etc., connestable de France. » Signé : « Vostre Loys. » Et en bas : « Le Senne. » Et au dos desdittes lettres : « A Mons. le grant maistre ^ »
En ce temps, Mons. le président vint par devers ledit connestable, et aussi ung de ses gens qui venoient de devers le roy ; par lesquelz il sceut qu'il y avoit trêves en Bretaigne jusques à six sepmaines^. Et ces choses et autres rescripvit audit grant maistre ainsi qu'il s'ensuit :
« Mons. le grant maistre, je me recommande à vous. Hier arriva Mons. le président en ceste ville; et depuis sonpartement de devers le roy est aussi retourné ung de mes gens, qui aussi arriva du jour de hier, par lequel j'ay sceu qu'il y a trêves en Bretaigne pour six sepmaines, esquelles est comprins monseigneur de Bourgoigne, se comprins y veult estre ; laquelle chose en besoignant avec les Bourguignons, je leur ay dict. Hz taschent à les avoir plus longues, mais encores n'y est riens conclut.
« H vient des gens du roy en Champaigne quelque nombre. Monseigneur de Bourgoigne m'a fait offrir que se je ne veul mettre nulz gens de guerre dedans VendueilS qu'il ne la brûlera point. J'ay responduque j'ayme autant qu'il la face ardoir qu'il le laisse, et que la terre ne se peut emporter,
« Mons. le grant maistre, je prie Nostre Seigneur qu'il soit garde de vous. Escript à Hem, le xxv® jour d'octobre. Soubzscriptes : « Le conte de Saint-Pol, etc., connestable de France. » Signé : « Vostre Loys. » Et au dessoubz : « Le