CXLII. — (Clair. 481, fol. 439, 1. 27. Chron. scancL
1. L'original de cette lettre est à la Bibl. nat., ms. fr. 2913, fol. 74. Mlle Dupont l'a datée de l'année 1476, en s'appuyant sur un reçu du scellé d'Antoine de Ghabannes qui porte la date du 19 août 1476 et la signature de Bastart, le même secrétaire qui a contresigné la missive du roi. (Comm. de M. Vaesen.) Cf. dans Lenglet (III, 485) les termes de la ratification du traité de Senlis par le duc de Bretagne.
2. Nous avons préféré le texte d'une copie collationnée de ce serment, datée du 14 août 1476 (fol. 76 du ms. fr. 2913).
ci-dessus, p. 31.) — Le duc de Millan, qui avoit espousée la seur de la royne de France, fille de Savoyei...
CXLIIL — (Clair. 481, fol. 440, 1. 9. Chron. scand., ci-dessus, p. 32.) — Audit duc de Millan, qui occupoit laditte duchié à faulx tiltre et par tyrannye, pour ce qu'elle appartenoit au duc d'Orléans"-...
CXLIV. — (Clair. 481, fol. 448, 1. 26^. Chron. scand., ci-dessus, p. 43.) — A Corapiegne. Et cependant envoya es marches de Picardie, pour y estre ses lieutenants, Mons. le grant maistre et Mons. de Bueil pensans recouvrer Avenues, qui estoit à Mons. d'Albret, ce qu'ilz ne peurent faire pour lors, pour la tromperie des habitans dudit lieu, dont mal leur en print après ^.
Et de ceste matere et autres choses le roy en rescripvit audit grant maistre qui en fist responce, et escripvit au roy en ceste manière :
« Sire, le plus humblement que je puis me recommande à vostre bonne grâce. Et vous plaise savoir que j'ay receu les lettres qu'il vous a pieu m'escrire par ung chevaucheur de vostre escuierie, contenans que vous avez envoie maistre Jehan Portefaiz à Valenciennes pour le fait de messire
1. Galéas-Marie Sforza, duc de Milan, avait épousé, le 9 mai 1468, Bonne de Savoie, qui mourut en 1485.
2. Du chefde Valentine de Milan, fille de Jean-Galéas Visconti, duc de Milan, laquelle épousa, en 1389, Louis de France, duc d'Orléans, grand-père du roi Louis XH.
3. Au fol. 447 du ms. Clair., une importante miniature représente le duc de Lorraine en deuil, avec une grande barbe d'or, prenant une des mains du cadavre du Téméraire (voy. passage correspondant de la Chron. scand., ci-dessus, p. 42).
4. Alain d'Albret, comte de Périgord, seigneur de Roye et d'Avesnes, désirant préserver la ville d'Avesnes (auj. dép. du Nord), qui tenait le parti de Bourgogne, tenta d'en obtenir la reddition. TJn traité fut même passé entre les gens d'Avesnes et les commandants de l'armée française. Mais le capitaine de la ville, seigneur de Mingoval, réussit à y introduire un secours bourguignon, et conserva Avesnes à la duchesse Marie. Louis XI lui-même s'en empara au mois de juillet 1477 (Molinet, II, p. 37 et suiv., et ci-dessous).
Guillaume Bische, et que nous ayons conférence ensemble de ce qui se y pourra faire pour recouvrer ses biens*. Sire, de caste matière nous vous escripvons tous ensemble. Nous avons à ceste occasion couru jusques à Valenciennes et fait ce que nous avons peu, comme je croy que ledit maistre Jehan Portefaiz vous ait fait savoir. Et me desplaist bien, Sire, que nous n'y avons peu faire autre chose, maiz on y fera encores tout ce qui sera possible,
« Touchant le fait d'Avenues, dont aussi, Sire, il vous a pieu m'escrire par unes autres lettres, j'en ay parlé à Mons. de Lebret plusieurs foiz par avant et depuis voz lettres receues ; mez il m'a tousjours dit qu'il y a fait le mieulx qu'il a peu, et qu'il vouldroit que le feu fust en la ville et ou pais puisqu'il[s] ne se veullent mettre en vostre obéissance.
« Sire, plaise vous me mander et commander voz bons plaisirs pour les acomplir à mon povoir ou plaisir de Dieu, auquel je prie, Sire, qu'il vous doint bonne vie et longue.
« Escript à Eschellez^, le xvi« jour d'avril. » Soubzcriptes : « Vostre très humble et très obéissant subgect et serviteur : Anthoine de Chabanes. »
CXLV. — (Clair. 481, fol. 450, 1. 25. Chron. scand., ci-dessus, p. 45.) — Y pendre croix blanches et autres choses et parolles diffamatoires, qui estoient telles qui s'ensuit :
1. Le Bourguignon Guillaume Bische, seigneur de Gléry-sur- Somme, un ancien ami de Louis XI, lui rendit Péronne, en trahissant la foi qu'il devait à W^^ de Bourgogne. « Les Valenchiennois le prindrent en grand desdaing, car lors estoit en la ville madame sa femme et grande partie de leurs bonnes bagues et vaisselles en grand danger d'estre perdues. Plusieurs hérauts furent envoyés pour ravoir lesdites bagues de par le roy. Si fut ordonné par Mademoiselle que madame de Glary et ses enfans se partiroient et iroient où bon leur sembleroit, et leurs bonnes bagues comme vaisselles et joyaux demoureroient à Mons. le conte de Romont » (Molinet, II, 19).
2. Leschelle, auj. dép. de l'Aisne, arr. de Vervins. Une minute de cette lettre, qui présente quelques différences à la fin, est à la Bibl. nat., ms. fr. 2898, fol. 27.
Quant les ras mingeront les cas, Le roy sera seigneur d'Arras.
Et si en firent ung autre rondeau que cestuy cy dessus, dessoubz, qui est tel :
Quant la mer, qui est grande et lée ' , Sera à la Saint- Jehan gelée, On verra, par-dessus la glace.
Sortir ceulx d^Arras de leur place.
CXL VI. — (Clair. 481, fol. 451, 1. 22. Chro7i. scand:, cidessus, p. 46.) — Gouverneur de ladictemlle, qui la rendit au roy à sa confusion et deshonneur, veu qu'il avoit esté toute sa vie nourry en la maison du duc de Bourgoigne, lequel duc luy avoit baillé la charge de sa fille et se fioit totallement en luy; et fut cause de la redicion dudit Arras, dont il demoura noté de plusieurs grans personnaiges^, non obstant qu'il estoit ung bon et très hardi chevalier aux armes et de très saige conduicteet qui depuis a fait de bons et grans servicez au roy et à la couronne, comme de réduire au roy Saint-Omer et plusieurs autres places.
CXLVIL — (Clair. 481, fol. 452, 1. 24. Chron. scand., ci-dessus, p. 46.) — Leurs bagues saidves, laquelle ville et lieu le roy laissa depuis à Mons. d'Esquerdes.
CXLVIII. — (Clair. 481, fol. 453, 1. 15. Chron. scand., ci-dessus, p. 48.) — Où estoit ung escript qui disoit :
Cy est la teste de maistre Oudart de Bucy,
En ce poteau qui est atachée cy,
Que veoir povez par sa desloyaulté,
Qui est mort traiste et mauvais et tousjours a esté.