‹ JournalChapitre 139 sur 178 · C'est-à-dire large, lata · texte numérisé non relu

C'est-à-dire large, lata

2. Molinet, I, 19 et suiv. Cf. Bibl. nat., vas. fr. 2913, fol. 11. Il est bon de se souvenir que c'est d'Esquerdes qui, en qualité de chef d'armée, succéda au comte de Dammartin dans la confiance de Louis XL

ci-dessus, p. 48.) — Et autres choses dont il bailla le gouvernement à Mons. d'Esquerdes...

CL. — (Clair. 481, fol. 454, 1. 22. Chron. scand., ci-dessus, p . 49. ) — Jour de 7nay mil IIIPLXX VII. Auquel lieu d'Arras, maistre Antithus, nommé maistre Denis Cousin, fist ungne merveilleuse et grande exécution d'aucunes gens, es festes de la Penthecouste, qui se vouloient mettre devant ledit siège dedans laditte ville, et y eut des testes tranchées ung grant et piteable nombre ; et me fut dict que ceulx qui povoient payer six escus au gouverneur de Daulphiné, nommé Jehan Daillon, rechappoient*.

En ce temps, le roy, estant à Arras, envoya de laditte prinse les nouvelles au conte de Dampmartin, grant maistre d'ostel de France, qui estoit en autre quartier faisant son debvoir de mettre pays en la subjection du roy, et luy envoya unes lettres missives desquelles la teneur s'ensuit :

« Mons. le grant maistre, Dieu mercy et Nostre Dame, j'ay prins ceste ville et m'en voys à Nostre Dame de la Victoire. Et, à mon retour, je m'en voys en vostre quartier et vous meneray bonne compaignie. Et pour ce ne vous souciés que de moy bien guider, car j'ay espérance que nous y besongnerons aussi bien que j'ay faict par deçà. Au regard de ma blessure, sa esté le duc de Bretaigne qui le m'a fait faire pour ce qui me appelloit le roy couart ; et aussi vous sçavés depieça ma coustume, car vous m'y avez veu autresfoiz.

« De ceulx que vous m'escrivez de Talleren et de Bertran de Roye que je vous ay renvoyés, je n'en sceulx onques riens, ne ne croy pas que riens leur en ait esté dict de par moy, quelque chose qu'il vous dient.

« Mons. le grant maistre, je vous prie que vous me factes {sic) souvent sçavoir de vous nouvelles et de ce qui surviendra pardelà. Et adieu.

1. « Ceux qui avoieat puissance de payer ranchon furent respités, et les aultres décapités sur un blocq d'une doloire, cent et cinquante pour un jour » (Molinet, II, 25).

« Escript à Arras, le vif jour de may [1477]. » Signé : « Lojs. >•> Et au dessoubz : « Leritier. » Et au dos desdittes lettres : « A Mons. le grant maistre'. »

CLL — (Clair. 481, fol. 457, 1. 9. Chron. scand., ci-dessus, p. 52.) — Confisquez au roy. Et dudit délinquant je n'escrips point le nom, pour ce que beaucop qui le sçaivent le virent pillorier publiquement.

CLII. — (Clair. 481, fol. 457, 1. 15. Chron. scand., ci-dessus, p. 52.) — A V encontre de Mons. le prince d'Orenge, pour aucunes injures à luy faictes par ledit prince, aucuns disans que le rapport avoit esté faict à tort, non obstant que ledit seigneur et prince estoit tenu très saige chevalier en ce royaulme et non trouvé en faulte ; lequel servit le roy en ses grans affaires, tant en Bourgoigne que en Daulphiné, jusques à tant qu'il se retira vers monseigneur le duc Phelipe en Bourgoigne, duquel il fut très bonnestement receu.

CLIII. — (Clair. 481, fol. 458, 1. 10. Chron. scand., ci-dessus, p. 54.) — AXVPcomhatans. Et y fut prins ledit seigneur de Chasteauguion par ung nommé Meritain'^, vaillant chevallier et lieutenant du seneschal de Toulouze, qui pour laditte cause en eut de grans biens du roy.

CLIV. — (Clair. 481, fol. 458, 1. 17. Chron. scand., ci-dessus, p. 54.) — Saint-Martin des Champs. En icelluy temps, le conte de Dampmartin, grant maistre de France, qui avoit la charge et conduicte de l'armée du roy en Picardie et conté de Henault, print d'assault la ville d'Avenues et la mist en l'obéissance du roy avec autres pays 3. Et luy estant illec, eut lettres du mareschal Joachin qui luy prioit qu'il le

1. Il n'existe pas, à notre connaissance, d'autre texte manuscrit de cette lettre que celui fourni par le ms. de Clairambault.

2. Jean de Meritain, conseiller et chambellan du roi (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 1935). Sur cette affaire, voyez la lettre de Louis XI, du 22 juin [1477] dans Lettres et bulletins des armées de Louis II, cités, p. 20 et suiv.

3. Molinet (II, 40 et suiv.) dit qu'Avesnes fut remise à Louis XI, malgré la résistance de ses habitants, par le seigneur de Peruwelz, commandant de la garnison. Cf. Lettres et bulletins, etc., cités, p. 16.

voulsist recommander à la bonne grâce du roy, ainsi qu'il s'ensuit :

« Mons. le grant maistre, je me recommande à vous, tant fort de sy bon cueur comme je puis. J'ay sceu de vos nouvelles par ce porteur et comment vous avez prins Aveusnes d'asault et que avez la conduite de l'armée du roy ; dont je vous asseure que j'ay esté et suis fort joieulx. Mons. le grant maistre, je vous prie que se vous veez et que le puissiez faire, que vous me recommandés humblement en la bonne grâce du roy et qui lui plaise avoir souvenance de moy ; et prie à Dieu qui lui doint acomplir tout ce qui désire. Et vous prie de rechief que tout ce que porez faire pour moy que le faiciez. Et à Dieu, Mons. le grant maistre, auquel je prie qui vous doint bonne vye et longue.

« Escript à Chastillon, le xxiiu^ jour de juing [1477]. Le tout vostre : Joachim. »

Et au dos : « A Mons. le conte de Dampmartin, grant maistre de France ^ »

CLV. —(Clair. 481, fol. 460, 1. 30. Chron. scand., ci-dessus, p. 56.) — Confisquées au 7^oy. Et du dictum de la sentence, qui contre luy fut donnée plus ample, la teneur s'ensuit :

« Veuz par la court, président en icelle comme lieutenant du roy nostre sire, représentant sa personne et à ce par luy commis, le conte de Gleremont, seigneur de Beaujeu, les charges, informations, confrunctations et procès faitz à rencontre de messire Jacques d'Armignac, duc de Nemours, ses confessions voluntaires et autres choses qui faisoient à veoir touchant plusieurs fractions, conspirations, machinations, grans et énormes crimes, delictz et maléfices par luy commis et perpétrez contre le roy et monseigneur le daulphin son filz, ou très grant détriment, préjudice, dommage, destruction et subversion de la chose publicque du royaulme, en descongnoissant plusieurs grans biens, grâces, pardons

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