‹ JournalChapitre 68 sur 178 · Lisez par · texte numérisé non relu

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dame bien receue du roy sondit frère, et aussi fut ledit seigneur de Balsac. Et, quant laditte dame eust esté demye journée avec le roy, elle s'en voulloit retourner, mais le roi ne voulut jusquez au landemain.

Et, durant ledit jour, le roy entretint fort ledit seigneur de Balsac et le vouUut retirer d'avec ledit duc de Bourbon ; lequel Balsac respondit qu'il ne le feroit point sans le congé de monseigneur de Bourbon et de son oncle le conte de Dampmartin. Lequel de Balsac dist au roy qu'il avoit chassé de son service sondit oncle à tort et sans cause ; et le roy, au département de saditte seur, rescripvit à monseigneur de Bourbon, au conte [de] Dampmartin et autres seigneurs qui estoient audit Moulins qu'ilz lui renvoyassent ledit seigneur de Balsac et qu'il luy vouloit faire des biens.

En ce mesme temps, le roy, estant à Molusson, envoya messire Yvon du Fou par devers monseigneur de Nemours, qui estoit à MontaguS en luy mandant qu'il allast par devers luy et que premièrement il luy envovast le seigneur de Lanchac^, auquel le roy bailleroit telle seureté pour ledit monseigneur de Nemours qu'il vouldroit demander. Lors mondit seigneur de Nemours envoya ledit de Langhac à Molusson devers le roy, lequel, à son retour, dist à monseigneur de Nemours ce qui s'ensuit : c'est assavoir que le roy offroit luy bailler bone seurté et qu'il allast devers luy, mais que le patriarche^, auquel il avoit parlé, n'estoit pasd'oppinion qu'il le deust faire. Et luy rapporta que le patriarche luy avoit ouvert une manière par laquelle, se monseigneur de Bourbon et monseigneur de Nemours vouloient, ilz prendroient le roy

1. Vraisemblablement Montaigut-en-Combraille (Puy-de-Dôme, arr. de Riom), château qui appartenait au duc de Nemours, plutôt que Montaigu-le-BIin (Allier), comme le voudrait Quicherat. — Ce qui suit est extrait, parfois textuellement, de la déposition du duc de Nemours, citée plus haut, p. 164; cf. Jacques d'Armagnac, ouvr. cité, p. 30 et suiv.

2. Jacques, seigneur de Langeac ( Vaesen, Lettres de Louis XI, II, 113, note).

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