Voy. ci-dessus, p. 164, note
2. Au fol. 94 du ms. Clair., une miniature représente les ambassadeurs parisiens rendant compte au prévôt des marchands et aux échevins de leur mission auprès des princes (voy. ci-dessus, Chron. scand., t. I, p. 91).
Gharroloys' : c'est assavoir, monseigneur le duc de Bourbon ; monseigneur le duc de Nemoux ; monseigneur Allof de Clevez, seigneur de Ravestain; monseigneur le conte de Dunoys; monseigneur le conte de Marie; monseigneur le bastard de Bourgoigne; monseigneur le conte de Tonnerre, seigneur d'Arguel; monseigneur de Lissac^; monseigneur de Ghaumont; monseigneur Anthoine de Chabannes, conte de Dampmartin ; monseigneur de Lescun ; monseigneur le mareschal de Bourgoigne; monseigneur de Montagu; monseigneur le marquis de Rothelin ; monseigneur de Crequi^ ; messire Jehan Daillon, seigneur de Fonteynes, et maistre Pierre Doriolle, assemblez à l'ostel de monseigneur de Charroloys, à Conllans lez Paris, ont juré et promis, sur les sainctes evangilles et touché corporellement le messel, de bien et loyaument eulx entretenir les ungs avec les autres en bonne union et amour, et n'abandonner l'un l'autre pour chose qu'il adviengne, mesmement en la matière présente pour laquelle ilz sont assemblez ; avec ce ne prendront quelque appointement, traicté ou party avec le roy les ungz sans les aultres ; et de révéler les ungz aux autres toutes les ouvertures qui seront faictes à aucuns d'eulx particulièrement par le roy ou autres, ou par ses gens ou autres de par luy ; semblablement de tenir secret tous lez consaulx et declaracions qui seroient faitz entre eulz, touchant les matières dessusdittes, sans aucune chose en révéler. Et, ou cas qu'ily auroit aucuns d'eulx qui feroit le contraire esditez matières, ilz ont promis et juré, comme
l.'Au fol. 100 du ms. Clair., une grande miniature représente la cérémonie de la prestation de ce serment.
2. Dans le ms. cité du procès du duc de Nemours, auquel est emprunté ce passage tout entier (fol. 3 v" et suiv.), il y a à cette place Mons. de Leschat. Il faut lire probablement Lohéac.
3. Jean de Neufchàtel, seigneur de Montagu, conseiller et cham bellan du duc de Bourgogne, mort après 1486. — Philippe, marquis de Hochberg, comte de Neuchàtel en Suisse, seigneur de Rothelin, mort en 1503. — Jean V, seigneur de Gréqui, de Fressin et de Canaples, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, mort en 1474 (Gommynes, éd. Dupont, I, p. 24 et suiv,, notes).
dessus, tous ensemble courre sus à celluy qui ainsi feroit, comme à leur ennemy cappital. Et sy ont avec ce promis et juré que, pour chose quelconque que advenir leur puisse, ilz ne abandonneroient point les serviteurs l'un de l'autre, qui les ont ou arront servi es avantdittes matières.
En tesmoing de ce, d'un commun accord, Jehan le Gros le jeune, secrétaire et auditeur de monseigneur de Charroloys, en fist et bailla acte et certification de sa main à tous ceulx dessus nommez qui avoir le vouldroient.
Et devez savoir que, quant ledit serment fut faict du Bien Publique contre le roy , que la plupart desditz seigneurs furent trovez au Palaiz, chascun ung de leurs gens portant une sainture grise, aflSn qu'ilz se puissent congnoistre les ungs aux aultres, et par ce moyen le roy ne les peut congnoistre. Là furent jusquez à ce que le feu fut allumée
XVII. — (Clair. 481, fol. 102, 1. 19. Chron. scand., t. I, p. 100.) — Toutes chargées. Lequel feu on disoit avoir esté mys par messire Charles de Meleun. Avec ce ai aussi oy dire en icelluy temps qu'il avoit esté actaint d'avoir viollé et efforcé plusieurs filles et femmes dedens Paris, soubz umbre de son auctorité.
XVIII. — (Clair. 481, fol. 107, 1. 10. Chron. scand., t. I, p. 109.) — Dessus les murs leurs chantèrent des vierges -, sans les vouloir laisser entrer dedans, en criant par eulx plusieurs injurieuses paroUes, lesquelles ilz peurent bien oyr.
XIX. — (Clair. 481, fol. 107, 1. 22. Chron. scand., t. I, p. 109.) — Et au roij. Et soiez certains que aucuns veullent dire que, ce que en fist ledit Sorbier, ce fut par le consentement de son maistre, ce que ledit de Sorbier ne voulut révéler au roy, pour ce que son maistre l'a voit ainsi chargé le faire. Et devez savoir que le dessusdit de Sorbier
1. Cette réunion fut tenue, suivant Olivier de la Marche, non pas au Palais, mais à Notre-Dame de Paris, à la fin du mois de décembre 1464 (Mémoires, éd. de la Soc. de l'hist. de France, III, 7).
2. Ou mieux l'évangile des vierges. On dirait aujourd'hui familièrement et dans le même sens : « Ils les envoyèrent promener. »
estoit gentilhomme très renommé en paix et en guerre, et qui par avant a voit fait des services au roy et au royaulme et depuis en fist de grans. Et luy bailla le roy longtemps après la charge des cent gentilzhorames de sa maison.
XX. — (Clair. 481, fol. 109, 1. 18. Chron. scand., 1. 1, p. 112.) — Villers le Boscage , et d'autres Charles de Meleun, qui en celluy temps regnoit à Paris en toute vie dissolue, car il avoit femmes et filles de tous coustez, tant par violence que autrement ; et estoit bruit par gens de bien que, quant il n'en povoit faire sa volunté, il faisoit mettre leurs pères, mères et maris en prison. Et encores estoit bruit tout notoire que, quant aucuns des mariz desdittez femmes et pères et mères desdittes filles deffendoient à leurs filles de non le hanter, il y trouvoit moyen, pour acomplir sa puante luxure et sans y garder ordre de droit, de les mener en lieu propre où les pères et mères et les mariz des femmes le po voient veoir acomplir son maleureux péché. Et depuis l'a ainsi confessé quant il fut exécuté par justice, en faisant son procès ; laquelle confession ne lui prouffita à ses corps ne biens ^
XXI. — (Clair. 481, fol. 111, 1. 8. Chron. scand. , t. I, p. 115.) — Qui estaient devant, que on disoit que ledit missire Charles de Meleun avoit fait faire tout à esient.
XXII. — (Clair. 481, fol. 111, 1. 29. Chron. scand., t. I, p. 115.) — Que chacun salast coucher. Duquel Charles de Meleun le roy ne congnoissoit pour lors sa maligne volunté, et ne vouldrent ceulx de la ville riens faire pour luy...
XXiil. — (Clair. 481, fol. 112, 1. 24. Chron. scand., t. I, p. 116.) — Afin quHl y pourveust. Et, cedit jour de vendredi, furent envoyez des embassadeurs françois de par le roy, pour traicter d'appointement avec ces ennemys à la Grange aux Merciers lez Paris, auquel lieu ilz disnerent.
1. Ces aveux ne sont pas consignés dans la copie du procès de Charles de Melun que possède la Bibl. nat. (ms. fr. 2921, fin du xv« s.).
XXIV. — (Clair. 481, fol. 114, 1. 15. Chron. scand., t. I, p. 120.) — De Champaigne et Brye pour son appanage que pour lors ne s'en contenteroit point. Et devez savoir que le conte de Dampmartin, qui estoit à mons. de Berry, fut l'ung qui luy bouta aux oreilles qu'il ne se devoit contenter de son appanaige, s'il n'a voit la duchié de Norraendie. Et, par ce moyen, le duc de Berry creut le conseil de ceulx qui furent de ceste oppinion, et fut le roy contrainct de ce faire, pour le grant désir qu'il avoit d'avoir paix en son royaulme.
XXV. — (Clair. 481, fol. 115, 1. 27. Chron. scand., t. I, p. 122.) — ConnestaMe de France. Lequel de Saint- Pol estoit très hardi et vaillant chevallier, et avoit bien servy le roy, luy estant daulphin, et quant il print d'assaut sur les Angloys la bastille de Diepe,
XXVI. — (Clair. 481, fol. 120, 1. 4. Chron. scand., t. I, p. 130.) — Monstrerent grant puissance. Et se trouva le roy à icelle monstre à peu de gens, car il n'avoit homme à luy que mons. de Saint-Pol, que peu de temps avant il avoit fait connestable de France. Et vint au devant du roy le duc de Calabre et mons. de Charroloys et se pourmen[er]ent longtemps ensemble après que le roy eut veu l'armée des annemys*.
XXVII. — (Clair. 481, fol. 121, 1. 14. Chron. scand., t. I, p. 132.) — Guillaume de Biche, ung [des] principaulx gouverneurs de mons. de Charroloys et qui pour lors portoit la clef du coffre de son conseil.
XXVIII. — (Clair. 481, fol. 122, 1. 5. Ch7^on. scand., t. I, p. 133.) — Par avant, qui estoient de très petit pris.