XXIX. — (Clair. 481, fol. 122, 1. 26. Chron. scand
1. Au fol. 117 du ms. Clair., double miniature qui représente l'entrevue de Louis XI et du comte de Charolais et l'arrivée des soldats bourguignons à la porte Saint-Antoine (voy. ci-dessus, Chron. scand., 1. 1, p. 130). Sur les écussons qui décorent les marges de ce feuillet, reproduit en héliogravure dans le t. II des planches de VHist. de la maison de Chahannes, voy. Quicherat, Bibl. de l'École des chartes, 4<^ série, I, 234.
t. I, p. 134.) — OÙ ilec elle fut enregistrée ; et y estoit comprins Anthoine de Chabannes, conte de Dampmartin'.
XXX. — (Clair. 481, fol. 123, 1. 9. Ch'fon. scand., t. I, p. 135.) — A Paris, mais plusieurs notables chevaliers estans à l'entour de sa personne luy conseilloierent de n'y point couchier par plusieurs grandes demonstrances qui luy firent...
XXXI. — (Clair. 481, fol. 124, 1. 5. Chi^on. scand., t. I, p. 136.) — Avecqiies leurs femmes. Et, ce mesme soir, le roy dist à ceulx de la ville qu'il les remercyoit et qu'il leur savoit bon gré de la grande loyaulté et feaulté qu'il a voit trouvée eu aucuns de y ceulx. Et aussi leur dit qu'il n'avoit pas trouvé aucun d'eulx vestuz d'un mesme poil...
XXXII. — (Clair. 481, fol. 124, 1. 21. Chron. scand., 1. 1, p. 138.) — Fille naturelle du roy, nommée Jehanne, qu'il avoit eue d'une dame en Dauphiné nommée madame de Beaumont, lors appelle Félix S fut fyancée à mons. Loys, bastard de Bourbon, bon, gentil et loyal chevalier, lequel flst de bons, grans et aggreables services au roy et à la couronne, et ne donna jamais à avarice une seule demve heure de repos pour dormir en son cueur.
XXXIII. — (Clair. 481, fol. 126, 1. 12. Chron. scand., t. I, p. 141.) — De son liostel. Et devez savoir que mons. Charles, qui estoit party de Paris pour aller en Normendie, vint à Ponthoise et de là à Vernon, où illec eust nouvelles de
1. Paris, 27 octobre 1465. L'enregistrement au Parlement est du 30 da même mois (voy. ïïist. de la maison de Dammartin, Preuves, t. II, p. 113).
2. Le chroniqueur confond Marguerite de Sassenage, femme d'Amblard de Beaumont, seigneur de Montfort, fille de Henri III, seigneur de Sassenage, et d'Antoinette de Salaces, avec Phélise Regnard, femme d'un bourgeois de Grenoble, Jean Pic. Jeanne, dame de Mirebeau, était née de la liaison de Louis XI, alors dauphin, avec Phélise Regnard. Elle fut légitimée par lettres royales données à Orléans le 25 février 1465 (v. st.), resta veuve le 19 janvier 1486 et mourut âgée en 1519 {Phélise Regnard, par Anat. de Gailier, dans Bull, de la Soc. d'archéol. et de statist. de la Drôme, t. VU (1873), p. 47-51).
la grant senechalle et de mons. d'Evreux* pour la cappitaignerie de Rouen [et] mareschausie, qui estoient fort ennemys de Jehan monseigneur de Lorraine, désirant estre raareschal ; et, au contre, monseigneur de Bueil desiroit estre capitaine de Rouen, et ung Escossoys nommé Patrix Foucard, qui avoit esté capitaine de la garde Charles VIP. Et, en ses differans, manda le duc deNormendie à son mareschal des logeiz Christofle de Plailly, qui depuys fut mareschal du roy, qu'il vint hastivement devers luy à Rouen, tant pour les logeiz que pour luy bailler la garde dudit chasteau de Rouen, pour appaiser les dessusditz. Et, après que ledit de Plailly fut arrivé devers ledit duc, fut depesché touchant ses logeiz incontinent ; et manda ledit duc à laditte seneschale qu'elle luy baillast lesdittez clefz du chasteau de Rouen audit de Plailly, et non à autre cappitaine fit.
Pour prandre possession en laditte duché, s'en alla jusques à Saincte-Katherine du Mont de Rouen, où illec séjourna par diverses journées, en attendant que ceulx de Rouen eussent préparé ce qu'ilz avoient intencion de faire pour son entrée. Mais ce pendant se esmeut discencion entre monseigneur Charles et le duc de Bretaigne, par mauvais et sinistres rappors. Et fut dit audit monseigneur Charles que ledit duc de Bretaigne avoit entreprins de le prandre et ramener en Bretaigne, et disoit on que de ce estoit consentant le conte de Dampmartin; ce qui n'estoit pas vérité. Et donna ledit duc, luy estant audit lieu de Saincte-Katherine du Mont de Rouen, audit conte de Dampmartin mil frans content, pource que tousjours l'avoit trouvé très vertueulx et honneste escuier et très resplandissant en armes du temps du roi Charles septiesme, et aussi qu'il estoit garny de plusieurs grandes vertus qui sont à tous vices contraires.
Et furent semées lesdittez parolles contre le dû et contre
1. De la grande sénéchale de Normandie, Jeanne Grespiu, veuve de Pierre de Brézé, et probablement de l'évèque de Lisieux, Thomas Basin. Il ne saurait s'agir ici de Jean Balue, évêque d'Évreux, qui appartenait au parti royaliste.
vérité, pour ce qu'il y a voit aucunes gens environ monseigneur le duc de Normendie qui n'eussent jamais voulu qu'il se fust gouverné par l'oppinion du duc de Bretaigne ne du conte Dampmartin ; mais estoit ledit conte de Darapmartin tousjours d'oppinion que icelluy duc de Normendie se devoit totallement gouverner par ledit duc et son conseil, voyant que l'une des principalles parties de sa fortune en despendoit.
XXXIV. — (Clair. 481, fol. 128, 1. 1. Chron. scancl., t. I, p. 142.) — De ladicte ville. Et congnoissoit ledit duc de Bretaigne le faulx rapport [qui] avoit esté fait contre ledit de Dampmartin [et] luy donna Testât et pencion de quatre mil frans que avoit ledit Jehan monseigneur de Lorraine.
Et trouva moyen ledit Jehan monseigneur de Lorraine, à l'ayde desditz de Rouen, d'aller en la place dudit lieu de Saincte-Katherine, où on ne le voulloit laisser entrer, où il eust de grans noises et questions tant par ledit de Lorraine que mess"^ de Bueil et Chaumont est[ant] prestz à mettre les mains aux espées.
XXXV. — (Clair. 481, fol. 128, 1. 31. Chron. scand., t. I, p. 144.) — L'avoit esté. Et, pendant le différant qui fut entre le duc de Normendie et le duc de Bretaigne, fut le roy adverty par aucuns qu'il estoit maulxcontent dudit duc de Normendie et que bien aisément, s'il voulloit, il recouvreroit laditte duchié de Normendie. Et le roy, estant adverty de ce, qui jamais ne fut endormy en son afaire, s'en partit d'Orléans ^
XXXVL — (Clair. 481, fol. 132, 1. 23. Chron. scand., t. I, p. 150.) — Seigneur de Bourbon. Et devez savoir que, à l'armée du siège, le conte de Dampmartin trouva le mareschal du logeiz de nions, de Berry, auquel ils parlementèrent avec ung homme Vendanges, bons et hardi homme d'armes*, nomméement audit mareschal Christofle de Plailly ,