Hist. de la maison de Chabannes, Preuves, t. II, p
3. Cf. Lenglet, II, 324. Lettres datées d'Orléans, le 19 octobre
la trêve au roy d'Arragon, et Luxembourg pour aller devers ledit roy Jehan d'Arragon le luy dire. Je leur ay respondu que de ma part je vueil tenir la trêve se le roy d'Arragon la tient, mais que c'est luy qui l'a rompue et a prins les places sur moy, et, s'il les me veult tendre, je suis content de la tenir. Et sur ce point, je faiz conduire ledit Luxembourg jusques devers le gouverneur du Daulphiné et leur mande qu'ilz le gardent jusques ad ce qu'il aient fait leurs besongnes et après qu'ilz le me renvoyent; et ce pendant le duc de Bourgongne cuidera que son herault besongne le mieulx du monde. Je vous manderay le surplus par mons, le chanceîlier. Brest, qui les conduisoit, dit qu'ilz ont dit à ung homme que le duc de Bourgongne prendroit bien maintenant recompense pour les deux villes, J'ay double que les Bretons et eulx soient d'accord de me demander recompense * qui me fust plus dommageable que les deux villes, puisqu'ils le sèment avant la main ; et, s'ilz vouloient demander chose raisonnable, ilz ne le semeroient point, mais ilz sèment ceste recompense icy, affin qu'on dye que j'aye plus grant tort si je ne faiz ce qu'ilz demandent, veu qu'ilz me offrent tant de partiz et que je n'en accepte quelqun. Gectez ces lettres ou feu affin que vous ne les perdez comme les autres 2, et me faites savoir par Pierre Cleret^vostre opinion s'ilz le font pour ceste cause, ou pourquoy il vous semble qu'ilz le font. Et adieu. Escript à Amboyse, le xxvi'' jour de juing. Ainsi signé : « Loys. » Et au dessoubz : « Tilhart. » Et en la suscription : « A nostre chier et amé cousin le conte de Dampmartin, grant maistre d'ostel de France ^ »
1. Il y a dans le ms. Clair., après le mot « d'accord, » et craings qu'ilz me donnassent response,