‹ Journal, lettres, poèmes et fragmentsChapitre 29 sur 43 · UN SOUVENIR · texte numérisé non relu

UN SOUVENIR

Sur le penchant d'une colline S'élève un antique château.

Une haute tour le domine.

Comme le mât sur le vaisseau.

Ohl rêve à l'antique château!

Une terrasse qui s'avance Se couronne de pots de fleurs, Au lieux de créneaux de défense.

Ohl rêve aux parfums enchanteurs De la terrasse aux pots de fleurs!

Les soirs d'été, les soirs d'automne,

Un enfant y venait toujours,

A l'heure où l'Angelus résonne,

Pour voir comment meurent les jours . . .

A cet enfant rêve toujours !

Pour voir flotter un beau nuage, Et suivre de l'œil les oiseaux Qu; vont par bande au bois sauvage Chercher la branche du repos . . .

Rêve au nuage, aux vols d'oiseaux!

Pour s'y promener à la brune En causant avec ses deux sœurs, Et s'épancher au clair de lune Qui fait épanouir les cœurs.

Rêve à la lune, aux bonnes sœurs!

Ce castel. avec sa terrasse.

Tu le sais bien, c'est le Cayla.

Il n'a pas effacé ta trace, Tes deux sœurs sont encore là.

Oh! rêve, rêve au doux Cayla!

L'AME

0 douceur, ô douceur de rêver au Cayla!

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