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Je le cherche pourtant. Bien souvent je m'égare, Mais il est du plaisir à s'égarer ainsi.
Que si je trouve une jeune beauté Qui joigne de la grâce à la naïveté, Je lui donne mon cœur. Mais je vois bien aussi Qu'il ne faut point prétendre à faire sa conquête : Il faut bien plus d'esprit pour aimer aujourd'hui, Et l'esprit en amour me semble peu de mise. .Je veux pour aimer bien une pleine franchise.
Je n'en vois point ici.
J'en ai vu cependant, et ce dans une fête. C'est fort ! — Je l'avouerai ; mais la grâce touchante, La politesse et la bonté Qui brillaient dans la divinité Semblaient unir les cœurs par leur force puissante.
De cent jeunes beautés une troupe charmante
S'assemble peu à peu. On se place en silence.
L'attente du plaisir fait palpiter le cœur,
Tous les fronts sont couverts d'une aimable rougeur,
Tous les yeux sont baissés. La timide innocence
Veut plaire, et sans paraître en avoir le dessein.
A côté de sa mère une fdle tremblante
Porte jusque sur elle un coup d'œil incertain
Qui lui dit : « Suis-je bien ?» — Et la mère ravie
Lui répond d'un coup d'œil : « On n'est pas plus jolie. »
Que le cœur d'une mère alors sent de douceurs !
Mais déjà dans la salle arrivent les danseurs. Aussitôt s'établit un maintien plus sévère.
La joie est plus légère.
On parle à sa voisine, on chuchote, l'on rit. On ne s'aperçoit pas seulement qu'ils sont là. Jeunes beautés qu'Amour enserre, Le malin ne perd rien à cela :
Un soupir, un coup d'œil, un geste vous trahit.