AVERTISSEMENT XI
« à un larron nommé Martin, receveur des rentes du clergé », qui mourut en 1610. Les dernières années de sa vie furent remplies pour lui de tristesses et de soucis de tous genres. Des deuils nombreux vinrent le frapper.
Les troubles de la Ligue avaient considérablement réduit son patrimoine. On le voit constamment aux prises avec des difficultés d'argent. En 1608, à propos d'une somme de 800 livres qu'un jugement favorable doit lui faire revenir, il écrit : « Si cette alTaire réussit, comme il y a apparence, je pourrai dire, avec vérité, que c'est la première qui m'ait duit depuis longtemps, laquelle aussi m'est de très grande conséquence pour le soulagement de moi et de ma pauvre famille que je prévois, sans le secours de cet argent, réduite à de grandes extrémités ». Quelques semaines après il écrit encore : « Je suis contraint tous les jours de composer à moitié de mon bien pour en tirer l'autre afin de pouvoir vivre ».
Pierre de l'Estoile ne survécut pas longtemps au roi qui lui était si cher et pour lequel il avait si vaillamment lutté; il mourut dans les premiers jours d'octobre 1611 à Paris, dans une maison de la rue des Grands-Augustins ti qui semble aujourd'hui représentée par le n° 25' ». Il se raconte lui-même d'une
ries de Toulouse, de Dijon, de Bordeaux et de Rouen. Les audienciers avaient le titre de notaires et secrétaires du roi, •• etc. (Note extraite de Tessereau, Histoire chronologique de la grande chancellerie de France, citée, Ed. des bibliophiles, t. XII, p. v.)
1. Voir les détails intéressants donnés par les auteurs de TÉdition