XXIV
Secrétariat Ministère de l’Instruction publique
Bibliothèque et Dépôt de Livres — Paris, le 183
Hier, 29 Mars 1840 !, je me suis rencontré ? chez % M. Feuillet 4 avec Campenon ÿ que j'ai trouvé vert d’esprit, mais un peu cassé. Il a été fort question de Victor Hugo et des déboires qu'il avait éprouvés chez divers membres de l’Académie française. — Je vous connais, lui a dit Chateaubriand, fussiez-vous fils de l’enfer, il faudra que vous entriez à la première visite. Royer Collard lui a dit : Je ne lis plus, Monsieur, je relis. Mais plus tard, il l’a fort mal traité de paroles 6.
1 1840 écrit après coup au-dessus de je.
2 rencontré au-dessus de trouvé cffacé.
$ chez surcharge avelc].
4 Probablement Feuillet de Conches (1798-1887), attaché en 1820 au Ministère des Affaires étrangères (v. Journal intime de Fontaney, 1925, p. 71, et la note de M. René. Jasinski) : cf. Bibl. Sainte-Geneviève, ms. 3419, fol. 31, une lettre de Feuillet de Conches à Denis, lui demandant des précisions sur son « excellent travail sur la miniature ».
5 Vincent Campenon (1772-1843), poète, successeur de Delille à l’Académie ; Victor Hugo fera son éloge, en recevant son successeur Saint-Marc Girardin.
6 Victor Hugo venait d’être, pour la troisième fois, candidat à l’Académie française. L'élection du jeudi 19 décembre 1839 n'avait pas eu de résultat. Elle avait été ajournée et c’est Flourens qui venait d’être élu, le 20 février 1840, au fauteuil de Michaud. A la fin de la même année, le poète sera, de nouveau, candidat et l’Académie l’élira, le 7 janvier 1841, au fauteuil de Lemercier.