N<: à Paris en
de clerc d'avoué, et travailla ensuite dans diverses administrations. En 1823 il vint à Paris et, contre son gré, entra dans le commerce. Ici se place une circonstance curieuse, très-curieuse même de la vie de notre auteur. C'est un fait inoui et unique, et nous parierions volontiers qu'il n'a son pendant dans l'histoire littéraire d'aucun siècle. Dans la maison de M. Guibal, son dernier patron, M. Auguste Luchet voyait s'ouvrir devant lui à deux battants la porte de la fortune; et cependant, voyez : ce môme M. Guibal conseille à son commis d" abandonner le commerce pour la carrière des lettres... Un négociant donner de tels conseils!... N'avions-nous pas raison de dire que c'était un fait inoui et unique ! Après cela, tant d'écrivains arrivés sont d'avis que de jeunes débutants qui ne tarderont pas à s'illustrer doivent cesser d'écrire, que pour une fois il ne faut pas s'étonner que l'homme de commerce ait eu raison. Mais on n'en doit pas moins conclure que M. Guibal était sans doute un homme instruit, ou tout au moins assez intelligent pour apprécier les essais du jeune commis ou deviner l'entraînement de sa vocation.
M. Auguste Luchet s'empressa de suivre les conseils de son patron, et en 18,10 nous le trouvons attaché à \a Jeune lù-<tnn>. puis rédacteur du Temps ei