‹ JournauxChapitre 12 sur 123 · XX PRÉFACE · texte numérisé non relu

XX PRÉFACE

Les hommes de l'État, en parlant du Pape , dont ils croyoient de leur devoir de surveiller soigneusement les actes, le désignoient d'ordinaire sous le titre de souverain étranger, Cétoit une expression consacrée dans leur langage . Nous nous élevâmes avec chaleur contre cette dénomination , qui a en effet un côté choquant pour les catholiques sincères. Nos paroles, très vraies en un sens , ne furent cependant pas exemptes de quelque déclamation. Nous appelons déclamation un discours véhément qui ne résout pas les difficultés réelles. Personne, il est vrai, ne les posoit, personne ne les discutoit; mais il falloit les voir, en tenir compte : car, sur les questions qui offrent plusieurs faces, nul résultat durable , si on ne les a toutes examinées.

Considéré comme chef de l'Église catholique , comme pontife , rien de plus absurde que d'appeler le Pape un souverain étranger, puisqu'il ne peut évidemment être étranger qu'à regard des peuples non catholiques , et que pour ceux-ci , en tant que pontife , il n'est pas souverain , il est simplement prêtre d'une reli-

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