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LXIV PRÉFACE

théologiques , par amour-propre et préjugé national, par intérêt, et, à quelque degré, par un sentiment yrai des difficultés qu'offre la doctrine contraire. Or, indépendamment de ses inconséquences , le gallicanisme nous choquoit, et nous l'avons assez répété dans le cours de la controverse dont nous venons de faire sommairement l'histoire , à raison de l'esprit de servilité qui lui est inhérent. Frappé de l'esprit opposé qui resplendit dans la grande ère où les papes défendirent si énergiquement, contre la force brutale des empereurs qui menaçoit de prévaloir, les droits sacrés de l'intelligence , les droits des peuples et de l'humanité (1) , nous crûmes que ce glorieux passé

(1) Nous ne prétendons pas que les papes se soient directement proposé ce but ; qu'ils aient en général songé à autre chose qu'à la conservation de leur propre puissance : mais la conservation de leur puissance se trouva liée alors à celle des droits dont nous parlons. Jamais un pouvoir, quel qu'il soit, ne s'occupe que de lui-même, ne s'intéresse qu'à lui-même. Il étoit impossible que les papes échappassent plus que d'autres à cette loi universelle. Celui d'entre eux qui nous paroît avoir conçu avec le plus de grandeur la politique de la papauté et, avoir eu dans l'ame les sentimens les plus généreux , est sans contredit Grégoire VII. Il semble que par-delà sa cause particulière comme pontife , il ait

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