‹ Jours d'autrefoisChapitre 15 sur 37 · APHRODITE GUERRIÈRE · texte numérisé non relu

APHRODITE GUERRIÈRE

Dans la rude cité dont Lycurgue autrefois Fit ployer tous les fils sous ses rigides lois, Aphrodite, pareille aux déesses guerrières, Est vaillante, et brandit des armes meurtrières. Elle n'a plus souci des flûtes au chant clair, Ni des Rires joyeux qui courent sur la mer, Ni du mol Hyménée aux boucles abondantes Qui va parmi les fleurs et les torches ardentes. De son bras vigoureux et sûr les traits vainqueurs

S'échappent en vibrant, et vont frapper les cœurs,

Et tremblent. C'est pourquoi les femmes, sur leurs couches,

Livrant leurs nudités superbes et farouches,

Après s'être choisi de robustes amants,

Conçoivent des héros dans leurs embrassements.

Page 1