‹ Jours d'autrefoisChapitre 16 sur 37 · LA COLÈRE D'ARES · texte numérisé non relu

LA COLÈRE D'ARES

Sachez-le bien, je suis Ares, faiseur de veuves. Qui donc a suspendu céans des lances neuves, Des boucliers de cuir qui reluisent encor, Et des casques d'acier que le soleil fait d'or ? Moi, le dieu des guerriers et des batailles rouges, Je dis : « Cette parure est bonne pour les bouges, Où les efféminés, lascifs et paresseux, Dans leurs coupes d'argent versent le vin mousseux. Ce qu'il me faut à moi, c'est la noble dépouille Que revêtent le sang, la poussière et la rouille. »

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