‹ Jours d'autrefoisChapitre 24 sur 37 · LE TOMBEAU DE MARIE DE BOURGOGNE · texte numérisé non relu

LE TOMBEAU DE MARIE DE BOURGOGNE

La statue étincelle à l'ombre des hauts murs. Sous ce tombeau, brillant comme une orfèvrerie, Dort jusqu'au Jugement la princesse Marie, Ayant clos pour toujours ses yeux calmes et purs.

Voulant perpétuer dans les âges futurs Le souvenir lointain de sa grâce fleurie, L'archiduc, quand le vent du matin l'eut flétrie, Fit marteler ce bloc de cuivre aux angles durs.

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Dominant un autel, non loin du mausolée,

Où pria si longtemps son âme inconsolée,

Se dresse un marbre par Michel-Ange sculpté :

Voilant son beau regard de sa chaste paupière, La Vierge sainte, avec un air d'éternité, Siège hautaine et douce en son rêve de pierre.

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