‹ Jours d'autrefoisChapitre 8 sur 37 · LE TEMPLE · texte numérisé non relu

LE TEMPLE

Au fond du Parthénôn, faite d'or et d'ivoire, La vierge de Phidias luisait comme un écrin, Et contemplait, d'un œil orgueilleux et serein, Les lointaines splendeurs de l'immortelle histoire.

La Déesse tenait en main une Victoire.

Et non loin, hors du temple, un colosse d'airain,

Athèna Promachos au geste souverain,

Des morts de Marathon consacrait la mémoire.

Les gens de mer voyaient, au coucher du soleil, Briller avec l'éclair d'un double astre vermeil La pointe de l'aigrette et de la javeline ;

Et, quand l'ombre des monts commençait à grandir,

Les pâtres regardaient, sur la sainte colline,

Les marbres blancs, baignés de pourpre, resplendir.

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