LES PANATHÉNÉES
Sous le ciel lumineux et pur de la Patrie, Du portique divin franchissant les degrés, Autour de la Trirème, où sont les dons sacrés S'avance lentement la sainte Théorie.
D'abord le prêtre vient, qui médite et qui prie, Puis les vierges, portant les fleurs fraîches des prés, Puis les pâtres, avec les bœufs aux flancs pourprés, Dont la corne est dorée et la tempe fleurie.
Vêtus de lin, parmi les chants mélodieux, Marchent de grands vieillards, semblables à des dieux : De l'olivier mystique ils ont cueilli les branches.
Et ceux que ^oseidôn rend puissants par le frein Sont si beaux, qu'on croirait voir sur les routes blanches Des cavaliers de marbre et des chevaux d'airain.