ACTE PREMIKR, SCÈNE III
Si vous franchissez les limites prescrites, vous vous jugez vous-même et vous prononcez la sentence. Elle sera sans recours. Allez, mes ordres sont donnés...
LANCÉOR
J'obéis, mais c'est en attendant que vous reconnaissiez votre erreur. A bientôt, Joyzelle...
MERLIN
Non, dites-lui adieu ; car il est douteux que vous la revoyiez jamais... Cependant, Joyzelle, il se peut qu'un hasard vous remette en présence de cet homme. Dans ce cas, fuyez-le, votre vie et la sienne dépendent très strictement de votre prompte fuite. Si j'apprends que vous vous êtes revus, vous êtes irrévocablement perdus. (A Lancéor.) Me promettez-vous de la fuir?
LANCÉOR
S'il y va de sa vie, oui.
MERLIN
Et VOUS, Joyzelle ?
Non.
(Rideau.