ACTE II, SCÈNE I
LANCÉOR
Tes mains sur mes épaules ont le geste qu'elles avaient quand je les attendais sans oser m'évciller...
Et ton bras sur mon cou reprend la même place...
LANCÉOR
C'est ainsi qu'autrefois tes paupières se fermaient au souffle de l'amour.
Et c'est de môme aussi que les larmes montaient dans les yeux qui s'ouvraient...
LANCÉOR
Quand le bonheur est tel...
Le malheur ne vient pas tant que l'amour Tenchaîne...
LANCÉOR
Tu m'aimes?...
Oui...
LANCÉOR
Oh! comme lu mas dit oui!... Oui jusqu'au fond du cœur, jusqu'au fond des pensées et jusqu'au fond de l'âme!... Je le savais peut-être; mais il fallait le dire; et nos haisers eux-mêmes ne comptaient pas sans lui... Maintenant, c'est assez, il nourrira ma vie; toutes les haines de la terre ne sauraient l'effacer, et trente ans de