SCENE PREMIÈRE
JOYZELLE, LANCÉOR, puis MERLIN
Lancdor! Lancéor!... 11 ne peut'plus m'enlen- (Jie!... Ses yeux sont grands ouverts... Lancéor,
je suis là, je me penche sur les yeux... Regardemoi, rej^arde!... rson, il ne me voit plus!... Lancéor, par pi lié!... si ta voix est trop faible, fais un signe de vie!... Je te prends dans mes bras, ce sont mes bras qui t'aiment!... Viens, viens, reviens à toi, dans notre grand amour!... Vois, vois, ce sont mes mains qui relèvent la tête... Reconnais-tu mes mains qui caressent les cheveux?... Tu mas dit Lien souvent, quand nous étions heureux, tu m'as dit bien souvent que la moindre caresse de ces mains bien-aimées rappellerait ton âme, alors môme qu'elle serait dans le plus grand bonheur au fond des paradis; dans la plus grande nuit au fond de.. Non, non, elle n'est pas là!... Mais sa tète se penche, son bras letombe inerte et je crois que ses doigts sonl
plus froids que ce marbre... (Tàtant machinalement
une (les colonne^■ du lit.) Non, ce n'est pas cela... Mais il faut que je sache... Et ses yeux ne sont plus... (Elle lui relève la tête.) Esl-ce les siens OU les miens qui se troublent ainsi?... Non, ce n'est pas possible!... Non, non, je ne veux pas! Ah! j'ouvrirai
tes lèvres!... (Elle pose ses lèvres sur celles de Lancéor.)