ACTE V, SCÈNE II
parole de pardon... Ah I non, je suis trop làclie!... C'est la terreur qui cherche... Je ne suis pas venue pour méditer encore... Il n'y a pas de doute après ce qu'il a fait, après ce qu'il a dit !... Je n'écoute que ma voix, la voix de mon destin qui veut que je nous sauve ! . . . Tant pis si je me trompe!... J'ai raison! J'ai raison!... Toi ma lampe, éteins-toi; j'ai vu ce qu'il faut voir...
(Elle éteint la lampe, la pose sur une des marches de marbre, saisit le poignard qu'elle tenait cachô, l'élève et le regarde un
instant.; Maintenant, c'est à loi !... Ahl si tu pouvais faire ce que veut ma pensée, ma pitié acculée, et que la mort qui brille au bout de cotte lame ne fût pas la vraie mori, l'irrévocable mort!,.. Mais c'est trop... Il est temps... C'est dit, c'est fait, je frappe !...
Elle lève la lune pour frapper .Merlin. — Arielle, invisible, lui saisit le poignet, et, sans aucua effort apparent, paralyse sm geste. Au même momeut, Merlin ouvre les yeux en souriant, se dresse et dans un mouvement de joif.cutoure teodremeut Joyzelle de ses bras.)
C'est bien!.,. Joyzelle est grande et Joyzelle triomphe!.,. Elle a vaincu le sort en écoutant l'amour: et c'est toi, mon enfant, que le destin désigne...
30YZELLE, ne comprenant pas encore et se débattant.
Non, non, non!,.. Je n'ai pu,.. Ah ! si le cœur me manque, j'ai pourtant du courage!,.. Et j'ai toute ma vie si je n'ai plus ma force, et jamais, non jamais, tant que j'aurai le souffle ,,