‹ Joyzelle; piéce en cinq actesChapitre 77 sur 83 · ACTE V, SCÈNE II 1C · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE II 1C

radieux et sûr... Regarde-moi, Joy/.elle, et ne crains plus mes lèvres... Elles clierclient Ion froni pour y poser enfin le baiser que le père met au fiont de sa fille...

Qu'est-ce donc, et que voulez-vous dire que je ne comprends pas?... — Oui, je vois dans vos yeux que vous semblez m'aimcr comme on aime un enfant... Je m'étais donc trompée et j'étais sur le point?...

MERLIN

Non, tu avais raison; tu n'aurais pas été celle que l'amour exige, si tu n'avais pas lait ce que tu allais faire.

Je ne sais plus, je rêve... Mais puisque ce

n'est pas TabominaLle chose, je m'abandonne au songe...

MERLIN

Oui, c'est vrai, ma Joyzelle, je Qi'attarde à ma joie, à ta surprise heureuse, à suivre tes regards qui me semblent si beaux dans leur fuite étonnée où point la confiance, et qui ne savent plus où reposer leurs ailes, comme des oiseaux de mer qui ont perdu la rive... C'est que je prends ma part du bonheur que je donne... Je n'en aurai pas d'autre... Mais ne t'inquiète point, nous entrerons ensemble dans les secrets du sort, et lorsque Lancéo-r...

Où est-il?

JOVZIXLlî

MERLIN

Ah! ce nom te réveille, et voici que la rive

Page 1