UNE FÊTE INTIME A L'ARCIIEVÉCHÉ
admirable compliment des dames Ursulines À Son Eminence,
“Il fut alors permis aux jeunes filles de s'approcher, guidées par mademoiselle Frémont 1, qui a bien ses cinq ans : chacune présenta le bouquet qu’elle tenait à la main ; Chacune aussi, À la prière de Son Eminence, déclina son nom,
“ Quelques instants après, parents et enfants agenouillés reçurent la bénédiction de leur Père, puis se retirèrent ; u ?
l'âme heureuse du plaisir qu'ils lui avaient caus4,”
1—Fille de M. Frémont, maire de Québec,
Au monument Cartier-Brébœuf
Pendant que cette scène de famille avait lieu à l’archevêché, il s’en passait une autre d’un caractère différent, mais non moins touchante, au monument Cartier- Brébœuf.
Sur la rive nord de la rivière Saint-Charles, à l’est du ruisseau Lairet qui vient s’y jeter, est une presqu'île mémorable dans l’histoire la Nouvelle-France. C’est là! que Jacques Cart) e ses hardis compagnons les marins de la Grande-Hermine, de la Petite-Hermine et de l'Emérillon, passa l'hiver de 1535-36. C’est là qu’au printemps de 1536, avant de repasser en France, l’illustre découvreur du Canada fit planter une croix portant l'écusson fleurdelisé et le nom de F rançois ler. Près d'un siècle plus tard, les Jésuites prirent solennellement possession de ce terrain pour y établir leur première rési-
1—Nous ne voulons pas cependant préjuger la question de savoir
si c'est précisément là, ou si ce n’est pas un peu plus haut, au ruisseau Saint-Michel, que Cartier hiverna. Voir à ce sujet les
Pages d'Histoire de M. Sulte, où le savant historien sç prononce (p.70) pour Le ruisseau Saint-Michel.
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dence à Québec !, Cet endroit peut être considéré avec pi raison comme le berceau de la patrie et de la nationalité canadienne,
Il y a trois ans, le Cercle Catholique de Québec ent l’heureuse inspiration d'y élever un monument à la mémoire de Cartier, et des premiers Jésuites missionnaires en ce pays. Ce monument sera désormais un centre d'attraction
pour tous les Canadiens dans leurs fêtes patriotiques.
Il y'avait là près de vingt mille personnes dans l’après-
che- midi du 22 août.
ent, tiers Tous les yeux sont fixés sur le monument, Il s'agit | d'y monter et d'aller déposer sur l’écusson de Saint. Malo
une couronne d'immortelles. Un marin français de
t du l’'Aréthuse se charge de cette tâche. La couronne est fixée u’île à sa place ; et de toutes les poitrines échappent à plusieurs
Yest reprises ces deux cris : Vive la France ! Vive Le Canada-
is les Français !
t de . | va M. \ ucelette, président du Cerele Catholique, s'avance
sutré alors sur : estrade élevée près du monument, et introduit
Roté à l'assistance M. le sénateur Landry chargé de faire le
Près discours de circonstance, IT serait difficile d’être plus
Le éloquent que n’a été M. Landry. Ila eu surtout plusieurs
van mouvements très bien inspirés, celui, par exemple, que
lui suggère la vue de cet autre monument patriotique
avoir
a a 1—I1 y a sur le monument Carticr-Brébœuf des inscriptions qui
pee rappellent ces faits. M. le sénateur Landry cite ces inscriptions
dans son magnifique discours que nous réproduisons dans l'appendice de ce volume, No, 6.