À LA BASILIQUE
Obligé sans doute de se renfermer, suivant l’usage, dans ces trois Civisions, ou de limiter son discours, l’orateur n'a pu que mentionner, sans y insister, le nom de Mgr Briand, bien que, du moins dans notre humble opinion, le rôle de ce grand Prélat comme sauveur de notre Eglise
ait été au moins égal en importance à celui de Mgr Plessis.
L’'orateur a traité son sujet avec talent ; il l’a exposé J ; Ï
avec clarté. Sa voix nette et sa prononciation distinguée
suppléent à l'enthousiasme et à la chaleur du débit, qui
lui manquent. Ila été écouté avec une religieuse attention.
Ce sermon, que nous reproduisons dans lFappendice de ce volu-ne, sera également lu avec plaisir. Citons ici
un court passage de la péroraison :
“ Remercions Dieu, dit l’orateur, d’avoir conservé si longtemps à notre estime, à notre vénération et à notre amou. celui dont la parole pèse encore d’un si grand poids dans la balance de nos destinées, mais dont la seule
présence serait déjà pour nous un gage précieux d'avenir,
‘ Remercions-le d’avoir permis qu’en ce jour de ses noces d’or notre bien-aimé Cardinal ait pu voir réunis autour de son trône, comme une couronne de gloire, d’un côté illustres prélats, lesquels, pour un grand nombre, recurent de ses mains le bienfait de leur consécration, de l'autre, avec un fils éminent de la vieille France, de cette France catholique que nous sommes toujours fiers d'appeler notre mère, les dépositaires les plus distingués de Pauto-
rité civile, puis tant de membres du clergé du diocèse
de Québec et même des autres dioc'ses accourus pour