AU SÉMINAIRE DE QUÉBEC
“ Kans doute, je dois être attaché à tous mes diocésains, mais je ne puis perdre de vue l’importance de votre avenir soit dans le clergé, soit dansles autres positions où il plaira À Dieu de vous appeler. Aussi je ne puis m’exempter de demander chaque jour à Dieu des grâces qui vous feront connaître et suivre fidèlement la vocation à laquelle il vous destine.
‘# Quelle que soit votre vocatiun, dans le monde ou hors du monde, priez Dieu avec ferveur, remplissez vos devoirs avec soin, et surtout priez pour’ connaître cette vocation d’où dépend votre bonheur,
“ Par ce moyen, en effet, vous mériterez que Dieu vous comble de ses grâces et vous rende heureux en cette vie et surtout en l’autre,
“ Puisque Dieu à daigné me donner le pouvoir de vous bénir en son nom, je vais en profiter pour répandre les grâces divines, non seulement sur vous, mais aussi sur vos parents, vos professeurs et vos bienfaiteurs.”?
‘“ Cette réponse de Son Eminence fut accueillie par les applaudissements enthousiastes de tous.
“ Mais la fête ne pouvait se terminer comme cela. I fallait la chômer dignement toute la journée.
# Un tout jeune élève de huitième, Thomas Feeney, en quelques paroles très gentiment dites, avec laplomb que lui donnait l’assurance que sa cause était gagnée d'avance, demanda à Son Eminence un congé pour la communauté,
IT faisait un temps superbe, et la demande était trop bien faite pour que Son Eminence n'acquiesçât pas
immédiatement.
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& Cette fête intime s'est terminée de la façon la plus joyeuse à Muizerets, où les élèves ont passé le reste de la
journée 1,”
1—L' Electeur du 12 septembre.
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XXIIT Lettre de Mgr O’Reilly
Nous croyons ne pouvoir mieux terminer ce compterendu des fêtes jubilaires de Son Eminence le cardinal Taschereau qu'en citant une magnifique lettre adressée à Mgr Bégin par Mgr O’Reilly après son retour à New- York. On aimera à savoir l'impression qu'a remportée de ces fêtes cet esprit délicat, ce juge éclairé de tout ce
qui regarde le bien et le beau.
‘ Monseigneur, écrit-il, que mon rêve a été court ! Et que vos bontés, ainsi que l’aceueil si affectueux que m'ont donné clergé et peuple du Canada en ont fait un rêve délicieux ! Crovez-bien que je ne m'étais jamais imaginé
. . A : A que je pourrais être appelé à prendre la parole en cette occasion, Maïs puisque mes paroles ont élicité 1 une réponse si enthousiaste et si cordiale, j'en suis infiniment
heureux.
“ Je vois que Le cœur Canadien me garde toujours une
petite place privilégiée, comme mon cœur garde au Canada I—Nous laissons cet anglicisme, afin de ne rien ôter de son cachet, disons micux, de son parfum à cette lettre.
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