LETTRE DE MGR O'REILLY
et à ses enfants une place inférieure seulement À celle que
tiennent Dieu et son Eglise.
“ Je regarde ces deux jours—ou plutôt, cette journée du mardi 23 août—comme un rêve ; parce que la RÉALITÉ que j'avais devant les yeux me paraissait une vision anticipée de la patrie céleste, où l'amour du sol natal et de la religion ne sera qu'un sentiment unique, purifié de toute imperfection terrestre, et glorifié par la SUPRÊME V ÉRITÉ.
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‘“ Dans une seconde édition de mon ‘“ NovissiMA, j'insiste beaucoup sur le groupement par nations et races des bienheureux habitants de la céleste Patrie. Cela ne nuit en rien à l'unité et à l'union qui règnent là-haut
entre les Âmes : au contraire.
& Quand j'ai quitté le vieux Séminaire en 1875, je ne pouvais m'empêcher de baiser ces murs que je ne devais plus revoir. La vieille maison édifiée par Mgr de Laval a disparu ; mais l’odeur de sainteté dont le glorieux vieillard l'avait embaumée s'attache à toutes les pierres de l'édifice nouveau. Elle se répand au delà et communique son parfum surnaturel à l'Université et à toute -votre vénérable Cité, Heureuse et mille fois heureuse cette ville de Québec, qui a pu réunir la grande Famille canadienne
dans une solennité si belle, si pieuse, si inoubliable !...
“ Oh ! que je vous envie l'amour, la vénération, la reconnaissance de ce Clergé qui remplissait la Basilique durant la Messe Jubilaire, etqui acclamait la moindre de vos paroles au banquet ! Multiplicasti gentem, et multiplicasti lætitiam. Je comparais, en regardant autour de
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