‹ Jubilé sacerdotal de S.E. le cardinal E.A. TaschereauChapitre 79 sur 121 · CIRCULAIRE DE MGR BÉGIN · texte numérisé non relu

CIRCULAIRE DE MGR BÉGIN

ornements

les membres du clergé de l’archidiocèse sont spécialement invités à prendre part, empruntent une solennité et un éclaë particuliers au nombre et à la grandeur des services rendus par Celui qui en est l’objet, ainsi qu'à la valeur de ses qualités personnelles. Ce n’est cependant pas le temps de raconter ici les œuvres opérées depuis un demisiècle par Son Eminence le cardinal Taschereau, de parler de ses vertus, de ses éminentes qualités dans l’accomplissement de sa tâche, de sa modération dans le commandement, de son esprit de conciliation, de son amour pour ses prêtres et ses fidèles, enfin de son dévouement à l'Eglise et au Souverain Pontife, qui lui & donné les marques d’une confiance particulière. Bornons-nous pour le moment à lui dire que nous l’aimons et que nous bénissons Dieu de tout le bien qui a été fait par son enrtremise. C’est tout ce que désire notre Père vénéré : un évêque est toujours heureux de voir qu'il peut s'appuyer sur l’affection et la vénération de tous, que son dévouement a été compris, que ses eftorts n’ont pas été infructueux.

Prions tous ensemble, Nos Très Chers Frères, pour la conservation des jours du Premier Cardinal Canadien. Que cette manifestation que nous préparons soit un acte de respect pour l'autorité de l'archevêque, de reconnaissance pour les services qu’il a rendus dans le diocèse, d'amour pour l'Eglise qui donne aux fidèles de tels pasteurs !

Que Dieu renouveïle sa jeunesse comme celle de l'aigle ! Que Dieu le comble de jours ! Que le Seigneur le conserve et lui donne une longue vie !

Afin de témoigner à Notre Seigneur la reconnaissance que nous lui devons pour la conservation d’une si précieuse existence, un 7% Deun sera chanté danstoutes les

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Croyez-nous, Nos Très Chers Frères, votre tout dévoué serviteur en Notre Seigneur Jésus-Christ,

+ Louis-N'AZAIRE, Arch. de Cyrène,

Coadjuteur de $. E, le cardinal Taschereau.

No 15

ADRESSE DE LA SOCIÉTÉ S-JEAN-BAPTISTE DE QUÉBEC Eninence,

Fidèle À une tradition chère à tous les Canadiens, la société Naint-Jean-Baptiste de Québec vient, avant de célébrer sa fête patronale, reconnaître en vous le représentant du divin patriote qui préside à la destinée des peuples sur la terre. Elle salue en vous l'Eglise qui dépêcha autrefois sur notre sol, avec une sollicitude toute maternelle! ses nombreux et zélés missionnaires : véritables anges pour veiller sur notre berceau.

Notre Société aime à se recueillir un moment sous votre regard pour bien se convainere de cette idée : que sans ces dévoués pionniers de la Providence, le peuple canadien,

au lieu de marcher vers le progrès et la civilisation, eût fatalement éprouvé le plus désastreux des naufrages. Elle est heureuse de proclamer le dévouement sans bornes

dont à fait preuve le clergé canadien, afin de garder sur notre sol les premières tiges de la civilisation chrétienne et catholique. Elle comprend qu'avec ce signe de rallicment et de régénération, un peuple ne peut pas mourir.

Oui, Eminence, notre Société est convaincue que, sous la garde du clergé, à l'ombre des antels qui l'ont vu naître et grandir, le peuple canadien, fier de son glorieux passé, peut envisager l'avenir avec confiance. La société Saint- Jean-Baptiste de Québec à été fondée à une époque où la foi, la langue et la liberté des Canadiens-Français étaient sans cesse menacées par quelques esprits imbus de préjugés et de fanatisme. Sa fondation excita leur défiance et leur colère, mais cette défiance et cette colère ne tardèrent pas à disparaître devant la conduite sage et digne de ceux qui composaient notre Nociété. Puis, peu à peu, les injustes préventions que ces gens avaient entretenues contre elle s’effacèrent tout à fait ; et, spectacle consolant, lorsque se levait le jour de la Saint-Jean-Baptiste, lon voyait Les représentants des sociétés nationales anglaise, écossaise ct irlandaise suivre la bannière de notre glorieux patron et se réjouir avec ceux qu’ils avaient eu le tort de considérer comme des ennemis. Le fanatisme avait fait place au vrai patriotisme qui doit faire battre notre cœur,

Le clergé, il faut le dire, avait aidé la société Saint- Jean-Baptiste dès sa fondation, parce qu'il en admirait le but et prévoyait le bien qu'elle était appelée À faire dans la vieille cité de Champlain. EE parmi les membres de notre clergé, il en est un qui n’a cessé d’assister notre Société, et de ses conseï's et de ses dons généreux. Ce généreux patriote, Eminence, c’est celui à qui la société Saint-Jean-Baptiste à l’insigne honneur de présenter en ce moment ses hommages, et qui porte avec tant de gloire le titre de Prince de l'Eglise.

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Voilà pourquoi notre Société a demandé comme uné grande faveur la permission de faire coïncider la fête de ses noces d’or avec celle des noces d’or de Votre Eminence ; elle a voulu d’abord prouver par là que la religion et la patrie sont inséparables dans l'âme du Cinradien-Français, et ensuite donner à Votre Eminence un faible témoignage de sa reconnaissance en contribuant à la célébration du cinquantième anniversaire de son sacerdoce.

Éminence, notre Société vous prie de vouloir bien agréer l'expression de sa profonde gratitude pour les bienfaits dont vous l’avez comblée de tout temps ; et permettez-lui, en vous laissant, d'exprimer l’espoir qu'après avoir eu l'avantage de prendre une humble part à l’organisation des noces d’or de Votre Eminence, elle ait aussi celui de contribuer à l’organisation de ses noces de diamant ; elle fait des vœux pour votre bonheur et pour le bonheur de ceux qui partagent avee Votre Eminence le généreux labeur de l’apostolat ; elle vous conjure de supplier le divin patriote, afin que, semblable à Saint- Jean-Baptiste qui fut le précurseur du Christ ici-bas, le peuple canadien soit, sur cette terre d'Amérique, lavantgarde sans peur et sans reproche de la religion et de la patrie É

No 16 ADRESSE DE LA SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE DE STE-MARIE DE LA BEAUCE

Eminence,

Nous, membre: ‘le la société Saint-Jean-Baptiste de Sainte-Marie de la Beauce, enfants de cette paroisse qui a vu naître Votre Eminence, ne voulons pas laisser passer

En ——————

le cinquantenaire de votre ordination sacerdotale sans exprimer à Votre Eminence les sentiments de respect et d’attachement dont nous sommes pénétrés pour votre auguste personne.

Sachant que Votre Eminence aime encore à revoir le toit et la paroisse où, dans le cours de su vie, elle se plaisait à venir se délasser avec tant d'agrément, ne devons-nous pas être fiers et heureux de nous présenter, en cette circonstance solennelle, aux pieds de Votre Eminence, lorsque toutes les sociétés unies sous la bannière de saint Jean-Baptiste éprouvent un vif bonheur de venir déposer à vos pieds leurs sentiments de respect et l'attachement ?

Amour de la religion et de la patrie, telle est la devise de tous les Canadiens-Français : bien que nous comptions pour bien peu au milieu de toutes nos sociétéssœurs, nous pouvons dire que cet amour est vif et sincère en nos Cœurs ; que nous sommes heureux de proclamer bien haut que nous sommes fortement attachés au sol de notre patrie, de notre paroisse qui vous est si chère,

Cet amour vous l’avez manifesté vous-même dans tout le cours de votre belle et laborieuse existence. Que navez-vous pas fait pour la gloire de la religion à laquelle nous avons le bonheur d’appartenir ? Que n’avez-vous pas fait pour assurer à vos compatriotes le véritable bonheur, par vos paroles, par vos écrits, par le zèle incessant que vous avez déployé dans toutes les questions qui intéressent la vie et le bonheur d’un peuple ?

Ce zèle atteste hautement l'amour de votre patrie : aussi nous tenons à reconnaître d’une manière éclatante tout le bien qu’un enfant de notre paroisse de Sainte-Marie a su accomplir pour la religion et la

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ADRESSE PRÉSENTÉE PAR LES PRÊTRES

patrie, et à exprimer hautement à Votre Eminence avec nos sentiments de respect et d’attachement filial les vœux que nous formons pour la santé de Votre Eminence et la prolongation d’une vie remplie de si belles œuvres ; d’une vie qui, après avoir mérité toute nôtre reconnaissance, mérite sur son déclin d’être couronnée de jours paisibles et heureux.

Sainte-Marie de la Beauce, 23 août 1892,

J.-T.-A. CHAPERON, T'HoMmas LESssARD, Prêtre, Chapelain. Président honoraire.

Désiré RoussEAU, ANYOINE-C. T'ASCHEREAU, Président. Vice-président.

G.-L. TASCHEREAU, JOSEPH FERLAND, Secrétaire. Trésorier. J.-O.-ALBERT BILODEAU, Asst.-trésorier.

A. PELLETIER, L.-V.-A. DE LA SALLE, J.-B. GENDRON, W,. ARMAND, B. Roy, F, Perix, GusTAve HAMEL, J. LEBON, Tnos. DALLAIRE, A. LEMIEUX, ,-A.-M. Savarp, M.D., A. JACQUES, Taxc. Forrier, M.D., E. BEAULIEU, M. TascHEREAU, C. O. M. Morexcy, MD.

J.-A. MoRExcY.

No 17 ADRESSE PRÉSENTÉE PAR LES PRÊTRES

de la première Retraite ecclésiastique u Q Yniinence,

Cinquante ans se sont écoulés depuis le jour où vous avez été fait prêtre de Jésus-Christ : cinquante ans de sacerdoce, c’est-à-dire, un demi-siècle d’études,

206 ADRESSE PRÉSENTÉE PAR LES PRÊTRES de travaux et de peines, mais aussi de consolations et de joies de toutes sortes, Déjà plusieurs vétérans du sanctuaire, compagnons de vos labeurs, de vos espérances et de vos succès, ont passé devant vous et sont allés recueillir làhaut la couronne due à leurs vertus et à leurs mérites, Seul, ou presque seul, vous êtes resté debout sur la brèche, consolant, dirigeant votre clergé, formant des générations nouvelles, espoir et soutien de vos vieux jours.

Eh bien, Eminence, &’est ce jeune clergé, objet de vos sollicitudes, entouré de vos soins, formé sous vos regards paternels, que vous avez aujourd’hui devant vous, et qui vient déposer à vos pieds le triple honimage de son respect, de sa reconnaissance et de son amour,

Oh ! comme il est beau pour nous ce jour béni où il nous est permis de nous associer à votre bonheur et de remercier le Ciel avee vous pour ce demi-sidele si rempli de grandes œuvres, de bénédictions et d'exemples !

Lorsque, portant les yeux sur les premières-pages de votre vie sacerdotale, nous vous avons vu braver les dangers d’une maladie contagieuse, vous sacrifier et vous dévouer au soin des malheureux, nous nous sommes sentis émus., Il nous à semblé voir le Bon Pasteur donnant sa vie pour ses brebis : et alors les fatigues du ministère nous ont paru moins grandes. Plus tard, vous suivant dans le chemin de la vie, nous vous avons vu vous livrer À l’enseignement dans une maison qui s’est habituée À vous regarder à juste titre comme le plus illustre des enfants qui sont sortis de son sein. Enfin, Eminence, à la voix du bien-aimé Pie IX, de douce et sainte mémoire, l’onetion sacrée a coulé sur votre front et, vous êtes devenu le successeur des apôtres.

De ce jour, jusqu’à celui qui nous réunit à vos pieds, vous n'avez cessé de nous prodiguer vos bienfaits.

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ADRESSE PRÉSENTÉE PAR LES PRÊTRES 207

N'est-ce pas vous, en effet, Eminence, qui nousavez faits soldats du Christ ? N'est-ce pas vous qui, au jour de notre ordination, nous avez engendrés à la vie du sacerdoce ? Oui, c’est vous qui, en imposant vos mains sur nos têtes, avez fait descendre dans nos âmes l'Esprit qui crée les prêtres, les pontifes et les rois. C’est encore Votre Eminence qui, au nom de la sainte obéissance,

nous a assigné le champ que nous devions cultiver pour moissonner des âmes à Dieu. Et nous aimons à le dire aujourd'hui, ce joug de l’obéissance, il nous a été doux : ce fardeau que vous avez imposé à nos faibles épaules, il a été léger ; car toujours nous avions devant les yeux la personne de notre premier pasteur semblant nous dire : Suivez l'exemple que je vous ai donné: fac secundum eremplar. Et dans nos cœurs nous avons compris et médité cette parole de l'Ecriture : Vir obediens loquetur victorius.

Que de reconnaissance et d'amour nous vous devons pour tant de bontés, de conseils et de sollicitudes de votre part !

L'amour appelle l'amour. Dieu sait combien vous avez aimé votre clergé, avec quel intérêt vous avez suivi des yeux les jeunes ouvriers que le Seigneur vous à donnés pour travailler à sa vigne ! Et s'il est vrai de dire qu'il établit un double lien d'affection et de respect entre le maître et le serviteur, que penser de cette union lorsque ee maître est en même temps un pontife et un père ? Toujours nous aimons à vous le répéter, nous avons trouvé sous votre houlette cette paternité toute patriarcale qu'Israël, en ses plus beaux jours, savait montrer à la terre.

Aussi, Eminence, dans toutes vos joies nous avons senti nos cœurs tressaillir d’allégresse. Avec tous les fidèles

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ADRESSE PRÉSENTÉE PAR LES PRÊTRES

de votre diocèse, avec tout le clergé, avec toute l'Eglise du Canada, nous avons été heureux lorsque notre saint-père le Pape Léon XTIT, glorieusement régnant, vous a choisi pour fuire partie du Sacré Collège, rempart vivant de l'Eglise. Avec quels sentiments de respect pour vous et de reconnaissance pour le saint-père nous avons baisé votre pourpre sacrée ! Et tout dernièrement encore nous avons joui de votre bonheur, quand ce même Père commun, dont la sollicitude n'a pas de bornes, se rendant à vos désirs, vous à donné pour votre aide et votre soutien, comme aussi pour votre consolation et votre espoir, Sa Grandeur Mgr l’Archevèque de Cyrène.

Oui, Eminence, nous avons ressenti toutes vos joies ; mais nous nous sommes souvenus aussi que la vie de l’homme ne se compose pas seulement de jours heureux, et que la douleur occupe une large place dans les quelques instants que nous passons ici-bas. Voilà pourquoi nous avons essayé de partager vos peines ; et plût au Ciel que nous eussions pu soulager votre cœur autrement

que par notre bonne volonté !

Avant de vous quitter, Eminence, laissez-nous vous dire les vœux que nous formons pour votre bonheur ; que ces souhaits portés sur les aïles de nos prières s'élèvent vers le Dieu des miséricordes et touchent le cœur de celui qui a dit: Ce que vous demanderez à mon père en mon nom, il vous l’accordera. Nous demanderons donc, Eminence, qu’il vous donne une longue et heureuse vieillesse, afin que, comme l’Apôtre de la charité, vous puissiez nous redire encore longtemps le précepte de l'amour, et nous faire comprendre que l’union des cœurs et des volontés est la première qualité d’un clergé modèle ; car, nous le savons, la division c’est la ruine : onne regnum in seipsum divisum desolabitur. Nous prierons enfin, Eminence, qu’il vous soit

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donné de voir ce diocèse que vous avez tant aimé, prospérer encore s’il se peut, et le nombre de vos prêtres s'augmenter chaque jour pour la gloire de Dieu et de l'Eglise, Que chacun de nous s'efforce de réjouir vos cheveux blancs par ses vertus et son obéissance ! Et nous en avons l'espérance, Dieu, plus touché de notre reconnaissance que de nos prières mêmes, vous accordera ces bienfaits que nous sollicitons et qui seront le digne couronnement d’une vie de sacrinves et de labeurs. Daignez, Eminence, bénir ces vœux #t ceux qui les forment pour vous,

No 18 RÉPONSE DE SON EMINENCE

Messieurs,

Je me sens vivement ému au moment de répondre à votre touchante adresse. Les bons souhaits que vous me faites, les ferventes prières que vous adressez au Ciel pour moi, les témoignages si éloquents que vous me donnez de votre filiale affection : tout cela me touche profondément et remplit mon cœur de la plus sincère reconnaissance,

Les fêtes de mes noces d'or n'auraient pu commercer d’une manière plus agréable pour moi. Vous êtes venus les premiers me présenter vos félicitations, et vous en aviez le droit : vous êtes les plus jeunes, les Benjamins de ma famille sacerdotale, et la portion chérie de mon troupeau. Oui, vous êtes bien tous mes enfants : c’est moi qui, après Dieu, vous ai ouvert les portes du sanctuaire, moi qui vous ai donné l'onction sacerdotale, moi qui ai dirigé vos premiers pas dans l'exercice de votre sublime ministère. Eh bien, messieurs, si les enfants

sentent aujourd’hui le besoin de dire à leur vieux père qu'ils ont été heurenx de vivre sous sa direction pastorale, le père, lui aussi, est vivement pressé de dire qu'il est content de ses enfants. Ensemble nous avons travaillé avec joie, avec courage ; chacun a fait sa part indiquée par la divine Providence, Espérons que tous nous avons fait de l'ouvrage durable et que nous en recevrons un jour la récompense. Cette récompense m'est déjà donnée en partie sur la terre, car c’est pour mon cœur un véritable avant-goût du cie', de savoir que vous êtes de bons prêtres du Seigneur, pleins de foi, de zèle pour le salut des Âmes, et de soumission à la volonté et même aux désirs de votre archevêque. Et c’est là ce qui ferait ma force et mon espérance, si Dieu me demandait bientôt de lui rendre compte de mon administration épiscopale, Je me présenterais avec confiance, il me semble, au pied de son tribunal, car je pourrais lui dire : “ Seigneur, bien grandes, sans doute, ont été mes fautes et mes négligences dans votre service, mais vous aurez pitié de moi et vous me pardonnerez en considération des œuvres que vous m'avez permis de faire, et surtout des ministres fidèles que vous m'avez donnés et que j'ai formés pour l'honneur de votre Eglise. Je les ai gardés avec soin et je les confie pleins de force et de santé spirituelle à la garde et à la vigilance de mon digne successeur, Opus consummari quod dedisti mihi ut faciam. Quos delisti mihi custodivi.”

Veuillez donc, messieurs, accepter mes plus sincères remerciements pour toutes les consolations que vous m'avez données au milicu des labeurs et des soucis de ma vie épiscopale, en attendant que vous soyez, comme je l'espère de la miséricorde divine, ma couronne et ma gloire au ciel.

Merci mille fois, messieurs, pour la part si généreuse que vous avez prise au maintien de lIôtel-Dicu du

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