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ADRESSE DU CLERGÉ DU DIOCÈSE DE QUÉBEC 211 Sacré-Cœur, qui continuera au nom de tous ses bienfaiteurs l’œuvre de charité commencée il y a vingt ans
En retour, je vous souhaite longue vie, bonheur et prospérité, Que Dieu vous bénisse, vous ct vos familles ! Qu'il bénisse vos travaux et qu'il vous récompense dès cette vie pour le respect et l'affection que vous m'avez témoignés, ! Ce sont 1à les biens que je ne cesserai de demander pour vous à Dieu pendant les quelques jours qu'il lui plaira de me laisser sur la terre, Et quand je vous aurai précédés dans la céleste patrie, mes meilleures prières seront encore pour vous, et ce sera de toute mon âme que je redirai au Père céleste les paroles de son Fils : Volo, Pater, ut ubi sum ego, lie et minister meus crit,
No 19 ADRESSE DU CLERGÉ DU DIOCÈSE DE QUÉBEC
En inenc Ê
L'ouverture solennelle des fêtes glorieuses de votre jubilé sacerdotal fait tressaillir aujourd’hui tous les cœurs de la plus juste et de la plus sainte allégresse. Ces douces émotions sont avant tout le consolant privilège de la grande famille qui vous a été confiée par Dieu et dont les membres, bien que dispersés en apparence, se trouvent pourtant tous ici avec nous en ce moment, réunis dans une même pensée de respect, de reconnaissance et d'amour.
Mais, parmi ceux qui se pressent en ce beau jour auprès de votre trône pour vous offrir leurs vœux et leurs hommages, les plus heureux, Eminence, ne sont-ils pas vos prêtres, puisque leur caractère même et les liens sacrés
, qui les unissent à votre personne, leur assurent une participation plus intime aux joies qui inondent l'âme de leur pasteur bien-aimé, et leur permettent de venir avec lui et près de lui bénir le Ciel des grâces sans nombre qui lui ont été accordées pendant une longue carrière, uniquement | consacrée au service de Dieu et an salut des Âmes,
Lorsque le 10 septembre 1842, l'antique église de Sainte- | Marie de la Beauce, la vénérable chapelle Sainte-Anne AR 2: et le vieux manoir seigneurial qui y est attenant contem- | plèrent le jeune lévite qui, tout rayonnant de candeur, recevait ce jour-là l’onction sainte, la foule salua avec un | |. #4 indicible bonheur le digne rejeton de nobles ancêtres et A ©: l'espoir de la religion et de la patrie, Mais quels n'auraient pas été ses transports d'enthousiasme, si l'Ange du Sei- 1 gueur, mantfestant les décrets de l'Eternel, eût laissé
entrevoir ee que serait un jour celui qu'un Pontife ami
venait, avec une si légitime satisfaction, de faire prêtre
de la sainte Eglise !
1} | | l ; ARE ‘ L note Eminence, ce secret que gardait alors le ciel, la terre la vu depuis se dérouler admirablement, pendant ces lt 40 cinquante années où se sont aceumulés sur votre tête | bénie tous les mérites et toutes les gloires du sacerdoce
de Jésus-Christ,
: Ieureux Je diocèse qui devait être témoin de | j toutes ces merveilles ! ITeureuse, li première et entre
AE toutes, la célèbre maison qui vous acquit dès lors, et à ose laquelle vous alliez consacrer une si large portion de
Fu votre existence ! Formé dès l'enfance dans le sein fécond l Le (LEA de cette digne Ana Mater, disciple de maîtres illustres ) Nr IS EE que vous deviez dépasser un jour, amateur passionné de ; à la discipline et de l'étude, mais avant tout prêtre selon le 6 cœur de Dieu, Rome acheva de vous pénétrer des lumières x
de la science et du parfum de toutes les vertns sacer- \
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dotales ; et pendant trente ans, les générations qui se succédèrent vous virent sans interruption sur ce grand théâtre, remplissant avec autant de bonheur que de succès les charges les plus variées, passant par tous les degrés les plus élevés de l'enseignement, dirigeant le jeune âge, préparant au ministère sacré les élèves du sanctuaire, exerçant avec autant de douceur que d'autorité les fonctions de supérieur de ce Séminaire que vous sûtes faire aimer, et les fonctions plus importantes encore de recteur de cette grande Université Laval dont vous aviez été l’un des fondateurs mais dont vous fltes tant de fois le défenseur et le sauveur,
Eminence, depuis vingt ans déjà, la volonté du Souverain Pontife, les instantes prières d’un Prélat mourant qui vous avait honoré de sa haute confiance et les vœux de tout un peuple vous ont appelé au poste plus glorieux encore que vous oceupez aujourdhui ; et le prêtre déjà si grand devant Dieu et devant les hommes a reçu la plénitude du sacerdoce,
Depuis lors, n'est-ce pas de cette plénitude que nous avons vécu, nous, votre clergé, nous que vous avez associés à vos travaux et à votre sollicitude pastorale, nous dont vous vous étiez fait depuis longtemps le parfait modèle en ces jours d’héroïque dévouement où vous exposâtes votre vie pour voler au secours de ces milliers d'infortunés que décimait l'épidémie la plus affreuse,
Sous votre œil vigilant, tous nous avons été confirmés
Le .
dans l’amour de la discipline ecclésiastique et l’attachement au siège de Pierre et à ses doctiines infaillibles; et
cet enseignement de Rome, nous laimons d'autant plus sincèrement que vous avez su nous en faire pénétrer
davantage toutes les splendeurs en portant si haut, comme vous l'avez fait, le niveau des études théologiques dont
notre Université reste toujours le foyer lumineux; sous votre main, une nouvelle milice aussi remarquable par la science que par la piété est venue prêter son concours aux vétérans du sanctuaire : sous votre règne et grâce à l’are deur éclairée de votre zèle, les vieilles maisons de haute éducation ont vu leurs plus beaux jours de prospérité ; d'autres ont été sauvées de la ruine ; d’autres enfin ont été consolidées et même créées jusque dans les diocèses nouveaux qui vous doivent leur existence et qui béniront toujours votre souvenir; les communautés re’igieuses se sont multipliées et leurs essaims se retrouvent partout pleins de vigueur et de beauté; les asiles de charité chrétienne ont dilaté leur sein, et l’un d'eux, monument de votre amour pour le Cœur adorable de Jésus, après avoir été l’objet de votre constant: protection, va vous devoir'une seconde fois la vie, ct sa résurrection restera, espérons-le, comme une preuve vivante de la profonde affection que vous conservent vos prêtres et tous les enfants dont vous êtes le Père vénéré.
Les fidèles du diocèse entier ne publient pas avee moins de reconnaissance les bienfaits de toutes sortes dont vous les avez comblés; et #ils doivent à votre patriotisme colonisateur la création et le soutien de nouvelles paroisses aussi nombreuses que florissantes, ils devront à votre esprit de religion l'accroissement universel de la piété, la splendeur plus générale du culte divin et surtout cette institution aussi fructueuse qu'admirable qui, dès les premiers jours de votre épiscopat, a donné parmi nous au Dieu de l'Eucharistie un trône de gloire et de grâce d’où il ne descendra plus jamais.
Le majestueux sanctuaire de Sainte-Anne de Beaupré que vous avez vu s'élever et s’agrandir et qui vous a reçu tant de fois dans son enceinte : les saints et infatigables Religieux que vous avez préposés à sa garde : la sage
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direction donnée au flot croissant qui se porte sur ces rives bénies : la statue de la grande Thaumaturge, couronnée au nom du Souverain Pontife ; son autel précieux, consacré de vos mains : enfin cette relique insigne que vous venez d'y installer avec une pompe inouïe, tout proclame hautement ce que doivent à Votre Eminence cette terre de miracles et ce pèlerinage national, la gloire de notre pays et de l'Amérique tout entière, qui rivalise déjà d’importance et de célébrité avee les pèlerinages les plus illustres de l’ancien monde.
Nul ne sait mieux que votre clergé, Eminence, au prix de quels travaux, de quelles difficultés, de quels sacrifices douloureux se sont souvent accomplies ces œuvres importantes qui ont marqué votre vie de prêtre et qui ont signalé votre passage sur le siège métropolitain de Québec ; mais notre consolation à tous, c’est de nous dire que si le ciel seul peut dignement récompenser ces mérites éclatants, la terre ne les a pas méconnus, puisque le plus auguste des rois les à proclamés de sa bouche sainte, en ce jour solennel où il honora en votre personne le Canada tout entier, en vous revêtant de la pourpre romaine et en vous associant au sénat glorieux de la sainte Eglise.
Eminence, ce sont tous ces précieux souvenirs qui rendent si belle et si chère à nos cœurs la célébration de votre jubilé sacerdotal,
Laissez-nous done à nous les premiers le bonheur de bénir votre nom avec admiration et reconnaissance : laissez-nous surtout unir nos voix à votre voix pour remercier le Seigneur de tout ce qu'il a fait de grand en vous et par vous, pendant ces cinquante années de vie apostolique ; et quand bientôt les voûtes de la basilique de Notre-Dame, qui a été le théâtre et le témoin des événements les plus remarquables de votre carrière,
retentiront du sublime cantique de l’action de grâces, tous nous le chanterons du fond de l'âme, en nous rappelant ces paroles du Psalmiste qui ont vu en votre personne leur touchante réalisation: Prævenisti eum in benedictionibus dulcedinis : posuisti in eapite ejus coronam de lapide pretioso. Vitam petit a te et tribuisti ex longitudinem dierum....Magna est gloria ejus in salutari tuo : gloriam et magnum decoremn impones super eum. (Ps. XX.)
Et pour que rien ne manque à nos vœux, nous continuerons avec le roi prophète : Dabis eum in benedictionem in sæculum sœculi : lætificabis eum in gaudio cum vultu tuo : ee sera la gloire du ciel s'ajoutant à la gloire de la terre !
Pourtant, Eminence, quelque méritée que soit cette récompense immortelle que vous réserve le juste Juge, nous demandons à Dieu qu'il vous permette de l’eme bellir encore comme à loisir. # Vos veux, ” il est vrai, vous nous l'avez dit, ont vu les miséricordes du Seigneur, et vous attendez en paix le jour auquel il lui plaira de vous retirer de ce monde et de vous appeler à lui. ? Mais puissamment soutenu comme vous êtes maintenant par celui que votre cœur avait ardemment désiré et que nous regardons désormais comme un autre vous-même, puissiez-vous être laissé de longues années encore À vos enfants, non plus pour supporter seul toutes les rigucurs du travail, maïs pour être jusqu’à la fin au milieu d’eux comme le saint vicillard de Patmos, un lien béni d'union et de charité et le gage de toutes les faveurs du ciel pour ce diocèse que vous avez si tendrement aimé !
C’est dans ces sentiments de confiance et d’inviolable Fee è Ne
attachement que, prosternés à vos pieds, Eminence, nous
sollicitons votre bénédiction pour nous et pour tous ceux
que nous représentons, vous priant en même temps de
INSCRIPTIONS DANS LA BASILIQUE grâces, daigner agréer avec bonté l’humble mais pieux cadeau S Tappe- que nous Vous offrons en souvenir de ce beau jour, et qui personne vous sera d'autant plus agréable qu'il est plus conforme benedie- au désir de votre grand ct charitable cœur. onam de Fes longituart tuo : (B) nr) LA MESSE PONTIFICALE us contibenedic- N udio cum o 20 la gloire INSCRIPTIONS DANS LA BASILIQUE É eutte Humilitas victrix invicta.
r Dilectus Deo et hominibus.
te Juge, : sen SO Ad finem fortiter.
; Omnia suaviter.
est vrai, ee : tue Virtus ætatem floridam facit.
eigneur, RARE atbi de Gloria filiorum, patres eorum.
re cu . . . . .
à Lui” Humilem spiritu suscipiet gloria.