‹ Jubilé sacerdotal de S.E. le cardinal E.A. TaschereauChapitre 87 sur 121 · POÉSIE DE M. L'ABBÉ P. DEGESNE · texte numérisé non relu

POÉSIE DE M. L'ABBÉ P. DEGESNE

chapelain du Patronage, récitée par un élève du Patronage. Eminence,

Permettez que je vienne en ce jour mémorable, Réclamer, à mon tour, l'honneur incomparable De me compter parmi vos enfants bienheureux.

J'ai quelque droit de prendre ici cette licence, Puisque sur votre cœur, au jour de ma naissance, Vous me pressâtes tout heureux.

Je naquis à Québec, loin des fracas du monde, Comme Jésus dans une obscurité profonde, C'est là que je connus, tout d'abord, votre Voix ; C'est Ià que sur mon front votre main paternelle Appela les trésors de la vie éternelle, O Père, une première fois.

Trente printemps, depuis, ont sur mon existence

De leur cours tourmenté jeté l'effervescence,

J'ai grandi sans nulbruit, humble et respectueux.

Ah! que je me sens done aujourd'hui l'âme fière,

De pouvoir vous offrir, de cette vie entière L'hommage très affectueux.

Et maintenant, je vois des flots de jeunes âmes

Venir, pour échapper aux infernales trames,

Sous mes toits, chaque jour, chercher un sûr abri,

Eère, je sème en eux la divine parole,

Ma main les rassasie, et mon amour console Leur pauvre cœur endolori.

A ce trait, vous avez, j'en donnerais le gage, (

Fans peine reconnu votre cher Patronage,

Ah! vous donc, qui jadis, d'un sourire si beau L'avez encouragé, si vous l’en jugez digne, Eminence, tracez sur lui le sacré Signe !

Comm autrefois sur sen berceau.

P, DIGESXE, Ptre,

Page 1