JOSÉPHINE
Ecoutez, votre cour bientôt nous comprendra ; Notre reconnaissance, ia partagera.
Vous connaissez le nom du Pasteur et du Père Que le peuple révère ; Sa houlette toujours fut un secptre de paix, Et tout un demi-sièele il versa les bienfaits, Noble semeur, au éhamp du Père de famille [jeta Le bon grain, et vit sous sa faucille Tomber une riche moisson.
Mais lorsque vint le soir, penché sur le sillon, Opprimé par le poids du labour et de l'âge, Ses forces trahissaient son zèle et son courage, [tourne alors vers Rome un suppliant regard, Et Léon treize envoie à l'auguste vieillard Pour embellir le soir de sa carrière, Un noble Auxiliaire, Un ange, un doux soutien, Dont le cœur semble fait à Fihnage du sien.
Le père ouvre à ee fils les bras de st tendresse, Et le tils, de ee père allégoant le fardeau, Se dit avec amour son ® bâton de vieillesse.” Désormais deux pasteurs vont régir le troupeau ; Deux anges voilleront sur le saint Sanctuaire :
Et pour redire un mot plein de suavité,
Que les échos émus ont depuis répété,
Nous trouvons un ami, nous gardons notre Père, Et de ce tendre Père enfin nous célébrons
Le jubilé béni ; c'est pourquoi nous fêtons.
EMMA.—Merci, Joséphine; oh ! qu'il fut heureux le jour qui nous donna un tel Père ! Qu'il est doux cet anniversaire !