LYDIA
Petites, groupez-vous près de notre Père, Laissez, laissez vos cœurs d'enfants Remplir ce béni sanctuaire De souhaits, de vœux et de chants.
ToureEs :— CHANT
Aubépines, Eglantines ;
Venez donc, mes sœurs, Venez.
Oui, mes roses, Fraîches écloses,
De ma corbeille tombez,.
Tout s'éveille, Fleur, abeille ; Venez done, mes sœurs, venez.
Oui, mes roses, Fraîches écloses, Tombez toutes, fleurs, tombez.
AU REFRAIN : Oui, chantons avec entrain, ete,
Toutes s’approchent. Honora.—Eminence, nous vous aimons beaucoup.
EUSTELLE.—N os petits cœurs voudraient vous prouver toute notre reconnaissance,
WILHELMINE.—Laisse-nous t'approcher et te vénérer.
EusTEeLLE.--Eminence, nous sommes privilégiées. Beau-
coup de nos petits frères et de nos petites sœurs ont envié notre sort.
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DIALOGUE DES ORPHEI
NES DES SŒUI
BERNADETTE, — Oh ! que nous sommes heureuses !
URSULE.— Emma nous 4 bien dit que vous aimez les petits enfants.
BERNADETTE. — Bon Jésus, laisse-nous longtemps entourer notre Père, et fêter cet anniversaire,
WILHELMINE, — Longtemps encore, laisse-nous notre Père ; reviens, heureux anniversaire.
EMMA. —Mes chères petites amies, il ne faut pas abuser de la bonté de Son Eminence, En ordre, s'il vous plaît.
LYDrA :—
Pasteur, il vous souvient du Jour trois fois heureux, Où votre Ame à Jésus s'enchaînait de doux nœuds. Pour la première fois votre main consacrée
Elevait sur l'autel la victime adorée !
Un bonheur ineffable alors vous inondait.…
A flots, de votre cœur, l’extase débordait.
On eût pu voir vers vous se pencher le bon Maître, Et l'ange s’'incliner devant le nouveau prètre. Depuis ce jour heureux, cinquante ans ont passé ; Un immense trésor là-haut s'est amassé.
Mais attendez encore. A plus tard la couronne : Dans le séjour des cieux pour vous elle rayonne, Voyez, dans ma corbeille il est aussi des fleurs, Simples dons de l'exil, qui de nos jeunes cœurs Vous porteront l'hommage et la douce prière ; Car pour nous, orphelins, vous êtes un bon Père : Vous semez les bienfaits, et voici la moisson :
O Père, c’est l'amour, c’est la véntration,
Ce sont les chants émus de la reconnaissance,
Les larmes du bonheur, les vœux de l'espérance, Mon Dieu, dans cette fête, entend le eri du cœur : Donne encor de longs jours à l'éminent Pasteur.
Elles déposent aux pied: du Card'nal leurs eorbeilles ct leurs fleurs.